Le rêve européen de José Bové 

Article publié le 13 mai 2014
Article publié le 13 mai 2014

"Le rêve européen c’est aussi l’idée qu’on ne laisse personne sur le bord de la route"

José Bové,  can­di­dat pour Eu­rope Eco­lo­gie à l'oc­ca­sion des élec­tions eu­ro­péennes du 25 mai, re­con­nait que sa chance d’ac­cé­der à la pré­si­dence de la Com­mis­sion est mince. Il es­père mal­gré tout don­ner une touche de vert à cette cam­pagne et faire par­ta­ger sa vi­sion de l’ave­nir de l’Eu­rope.

“Au­jour­d’hui, on dé­fend des va­leurs ba­sées sur la ci­toyen­neté eu­ro­péenne, sur les droits fon­da­men­taux”, es­time José Bové.  “La dé­mo­cra­tie doit s’ins­crire au ni­veau eu­ro­péen et les so­lu­tions éco­no­miques et bud­gé­taires doivent se faire avec de vraies po­li­tiques eu­ro­péennes. Donc au­jour­d’hui, il n’y a qu’une so­lu­tion”, lance-t-il, “c’est l’Eu­rope fé­dé­rale”.

“Pour moi, le rêve eu­ro­péen c’est aussi l’idée qu’on ne laisse per­sonne sur le bord de la route, qu’on doit tou­jours pro­po­ser de l’aide et de la so­li­da­rité: les va­leurs de so­li­da­rité que nous avons déjà, nous de­vons les dé­fendre.” Mais pour réa­li­ser ce rêve, il fau­drait une large vic­toire dans les urnes fin mai. Or c’est loin d‘être fait : les Verts doivent es­sayer de main­te­nir leur place de qua­trième force po­li­tique au sein du Par­le­ment eu­ro­péen.

José Bové dé­fend une taxe car­bone aux fron­tières de l'Union eu­ro­péenne et un sa­laire mi­ni­mum eu­ro­péen. Le cé­lèbre fau­cheur d'OGM veut mon­trer des « réa­li­tés concrètes » qui parlent de l'Eu­rope. 

José Bové qui a ré­cem­ment pu­blié un livre,  « Hold-up à Bruxelles, les lob­bies au cœur de l'Eu­rope » (éd. La Dé­cou­verte),  reste op­ti­miste : « Nous, notre vi­sion est claire : c'est l'Eu­rope, l'Eu­rope, l'Eu­rope », mar­tèle-t-il, ju­geant que son parti peut « rai­son­na­ble­ment ter­mi­ner au coude à coude avec les so­cia­listes ».