Le PSG et le Parti des pirates candidats en Allemagne

Article publié le 29 mai 2009
Publié par la communauté
Article publié le 29 mai 2009
Le blog Electorallemand suit pour le magazine français L'Express la campagne européenne en Allemagne. En coopération avec Café Babel dans le cadre du projet EU Debate 09, le blog de Café Babel Berlin reprendra certains articles d'Electorallemand.
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Comme en France, les élections européennes sont l’occasion en Allemagne de (re) découvrir des « petits » partis que l’on n’a pas l’habitude de voir sur la scène politique. Le mot du jour est donc « Splitterparteien » - les petits partis - que l’on retrouve en nombre parmi les 32 groupes officiellement candidats aux européennes.

« Splitterparteien » - Les éclats de parti, si on essaye de traduire littéralement. Les « petits » partis avec des guillemets pour ne vexer personne donc. La règle en Allemagne est assez simple puisqu’une grande partie des élections (dont les européennes) prennent en compte la règle des 5% pour être représentés. Ceux qui ne dépassent pas ce score ne peuvent donc avoir aucun élu. Parmi les partis traditionnels allemands, on retrouve CDU (chrétien-démocrate), SPD (social-démocrate) et FDP (libéraux). Les Verts (Grünen) sont désormais établis sans contestation surtout depuis leur participation au gouvernement Schröder de 1998 à 2005. Mais ce paysage n’est pas figé puisqu’un cinquième parti s’installe lentement mais sûrement : Die Linke – le parti de gauche. Issu de la fusion entre les parti PDS (installé à l’Est) et WASG (déçus de la SPD, à l’Ouest), Die Linke a, en plus des Länder de l’Est où elle est incontournable, régulièrement passé cette barre des 5% dans les dernières élections régionales à l’Ouest. Ces cinq partis sont déjà présents au Parlement européen.

La CSU (union sociale-démocrate) est un cas atypique. Il s’agit de la branche bavaroise de la CDU. Lors de ces élections européennes, la CSU prend donc le pari risqué de décrocher cette barre des 5% au niveau national en misant sur une seule région. Avec des scores de 60%, cela passait. Mais la CSU est redescendue à 43% lors des dernières élections régionales à l’automne dernier et n'a donc plus qu'une marge étroite pour continuer à être représentée à Bruxelles.

Le reste des 32 partis politiques présents aux élections européennes peut donc être considéré comme des « Splitterparteien ». Certains ne sont pas inconnus, comme Die Republikaner, parti d’extrême-droite ou encore les Freie Wähler – les électeurs libres. Ceux-ci avaient crée la surprise en obtenant 10% lors des dernières élections en Bavière grâce à la sulfureuse Gabriele Pauli. Leur ancrage dans la majorité des régions leur fait espérer dépasser cette barre des 5%.

Pour le reste, il n’y a que l’embarras du choix : pas de Libertas à l'horizon, mais quand même le parti féministe Les Femmes, Les Violettes pour une politique spirituelle et le parti des chrétiens fidèles à la Bible. On comptera quatre partis pour les seniors ainsi que le fameux PSG. Non, l’équipe de football parisienne ne s’engage pas en politique, il s’agit plutôt du Partei für Soziale Gleicheit (parti pour l'égalité sociale). Si le parti des pirates est bien présent, beaucoup d’électeurs seront déçus : le parti du Pogo n’a pas réussi à obtenir le nombre nécessaire de signatures !

Sébastien Vannier

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