Le pouvoir des mots

Article publié le 3 avril 2012
Article publié le 3 avril 2012
Par Alfonso de Cea Bruxelles, deuxième ville après NYC à accueillir le plus grand nombre d’institutions internationales, est un endroit exceptionnel où le métier de traducteur/interprète joue un rôle principal. Marek Gogolewski, traducteur polonais au Comité des Régions de l’UE, et L.
Filleul, étudiante belge à l’Institut Supérieur de Traducteurs et Interprètes de Bruxelles (ISTI), ont partagé leur expérience avec Cafebabel.

Un métier polyvalent et diversifié

Le perfectionnement des acquis linguistiques ouvre la porte à de nombreux débouchés, un vaste champ d’activités où l’on peut choisir une occupation professionnelle.

Marek Gogolewski travaille à Bruxelles comme "temporary agent" au Comité des Régions de l'UE. Il est responsable de la traduction de différents textes, de l'anglais et l'italien vers le polonais. Il s’agit d’un contrat de 6 mois avec la possibilité d’être prolongé 6 mois de plus. Peut-être l'avenir lui réserve un poste de travail dans un tribunal, un bureau de traduction, une radio ou bien une entreprise de relations publiques...

Quant à L. Filleul, jeune belge d’origine sicilienne, elle doit encore finir ses études à l’ISTI de Bruxelles. « Il serait très intéressant de développer mon activité professionnelle à Bruxelles, mais travailler à l'étranger serait encore plus excitant! ». À part l'anglais, elle a choisi comme spécialité l'italien, car ce n'est pas possible en première année de choisir plus de deux langues. « Si j'avais pu en prendre plus, j'aurais hésité entre plusieurs langues. Même le croate devient très intéressant aujourd'hui étant donné son statut par rapport à l'Europe ».

Licence pour travailler partout

Selon les dires de Marek, diplômé en philologie anglaise et spécialisé en droit, économie, finances et gestion: « Dans l'Europe d'aujourd'hui on ne peut rien faire sans l'anglais ».

Comment est-ce la vie d'un traducteur à Bruxelles? « La vie est tout simplement magnifique quand vous êtes traducteur dans l'une des institutions de l'UE. Le salaire est excellent et, si vous êtes expérimenté, il n'y a pas besoin d'étudier beaucoup. Tout vient avec l'expérience ». À ce moment là, Marek prend des cours pour améliorer son français.

L’enseignement à l'ISTI donne accès à des carrières très diversifiées. Pour le moment, L. Filleul veut se concentrer dans ses études: « Mes projets après l'ISTI? Si je réussis... car ce n'est pas encore gagné! J'aimerais toujours faire quelque chose de différent. Ne pas rester au même bureau en faisant sans cesse le même boulot ». Avec cette formation elle est censée devenir traductrice ou interprète. Mais demain, qui sait?