Le plan d'économies du gouvernement allemand contesté

Article publié le 9 juin 2010
Publié par la communauté
Article publié le 9 juin 2010
Chers lecteurs, après un petit problème technique je reprends le rythm quotidien du blog qui suffit à peine pour écrire tout ce qu'il faut. Même si le commissaire en charge des Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a approuvé le plan du gouvernement allemand de réduire le volume du budget fédéral d'ici 2014 de 80 Mrd.
euros, il y a beaucoup de critiques, y compris au sein des chrétien-démocrates allemands. Le problème de fond, évoqué par Timothy Geithner et le président francais, s'il faut faire des économies lorsque la conjoncture est fragile, ne se pose pas vraiment en Allemagne. L'obligation de réduire le déficit du budget fédéral à 0,35 % d'ici 2016 est inscrite dans la constitution, proposée et votée à l'époque par un ministre des finances SPD, Peer Steinbrück. La critique en Allemagne porte donc principalement sur le choix de ne pas augmenter les impôts et de faire un tiers des réductions dans le budget du ministère du travail et des affaires sociales (qui représente à lui seul la moitié du budget fédéral!). Autrement dit, le gouvernement veut réduire des aides aux chômeurs et diminuer les aides parentales qui viennent juste d'être augmentées. Par ailleurs, il y a une réduction de 10 000 postes de fonctionnaires, une réduction des traitements des fonctionnaires de 2,5 % ainsi qu'une réduction de 4 milliards du budget de défense, pas encore spécifiée.

Les entreprises doivent contribuer notamment sous forme de taxes énergétiques par l'introduction d'une taxe écologique pour le secteur aérien et la suppression de certaines subventions fiscales pour des industries à forte consommation énergétique et enfin par un "deal" dans l'industrie nucléaire: La prolongation des durées de vie autorisées des centrales nucléaires sera compensée par une nouvelle taxe. Enfin, la participation des banques au coût de la crise financière est chiffrée à 2 milliards d'euro chaque année à partir de 2012. La chancelière a tenu sa promesse de ne pas réduire le budget d'éducation et de recherche.

Ce plan me semble donc socialement injuste et une base difficile pour un gouvernement éconoique européen.