Le nouveau Commissaire à la santé souhaite un système de santé européen

Article publié le 5 décembre 2014
Article publié le 5 décembre 2014

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Durant la première rencontre des ministres de la Santé à Bruxelles, le Commissaire européen à la Santé et à la Sécurité alimentaire d’origine lituanienne Vytenis Andriukaitis a formulé de nouvelles propositions pour une Europe plus efficace dans le domaine de la Santé. 

Le premier conseil des ministres de la santé européens du 1er décembre a été la première occasion pour le Commissaire européen à la Santé et à la Sécurité alimentaire Vytenis Andriukaitis d’exprimer ses idées et sa vision pour la politique européenne de santé des prochaines années. Vytenis Andriukaitis semble souhaiter une politique de santé pragmatique et efficace dont les résultats doivent pouvoir se voir très rapidement. « Se déplacer en Europe est pris pour acquis, par conséquent des systèmes capables d’assurer les soins de toute personne où qu’elle soit en Europe doivent être mis en place » a affirmé le Commissaire aux journalistes d’European Voice. Concrètement, ce que propose Vytenis Andriukaitis est un système de santé européen commun à tous les pays membres qui serait capable de fournir des soins à tout citoyen européen où qu’il soit dans l’Union Européenne. Un sujet qui a attrait à la souveraineté nationale de chaque pays, fort polémique de nos jours où les critiques contre le « tourisme social » s’élèvent et où l’euro-sceptiscime ne cesse de grandir, et l’ancien ministre lituanien en a  parfaitement conscience. Il propose ainsi une coopération avanée entre les Etats membres : «  Je souhaite travailler en collaboration avec les Ministres de la Santé européens, les Premiers Ministres, les parlements nationaux et toutes les parties prenantes ».  

Certaines de ses priorités incluent l’extension et l'intensification des échanges favorisant l’amélioration des systèmes de santé nationaux, par exemple par l’acquisition de nouveaux savoirs et la découverte de nouvelles pratiques médicales.  Andriukaitis défend une plus grande collaboration et des échanges plus intenses entre les Etats, par exemple dans la distribution de vaccins. « A l’heure d’aujourd’hui, les Etats membres ont différents calendriers pour les vaccins. Nous devons coordiner ces calendriers et apporter de nouveaux vaccins. ». L’ancien ministre lituanien est impatient de voir le Conseil européen délivrer des conclusions et prendre des décisions en vue d’améliorer la sécurité et l’innovation dans le domaine médicl et de faciliter l'accès aux droits médicaux pour les patients, un sujet qui sous-entendra nécessairement un débat sur les prix des produits médicaux. « Je me réjouis du souhait formulé par les Etats membres à la Commission européenne d’intensifier les échanges entre eux en ce qui concerne les prix des médicaments. » a-t-il en effet affirmé. 

D’après les nouvelles mesures du Conseil concernant la sécurité des patients et l’innovation dans le domaine de la santé, les différents ministres européens de la santé ont demandé aux Etats membres de promouvoir la formation et la sensibilisation des personnels de santé, de renforcer les programmes de préventions, d’encourager les patients et leurs familles  à s’exprimer et à témoigner de leurs traitements, et d’accéler les procédures d’évaluation et d’approbation des nouveaux médicaments.

En ce qui concerne les controversés OGM, Vytenis Andriukaitis va proposer des alternatives à l’actuelle législation. Le Commissaire a par ailleurs affirmé son engagement pour la réduction du gaspillage alimentaire, qu’il considère « inacceptable dans un monde où tant de gens n’ont pas de quoi se nourrir ».