Le Néguev et les villages non reconnus - Kader

Article publié le 30 août 2007
Publié par la communauté
Article publié le 30 août 2007
Quelque part dans le sud de la « Palestine du 48 », ( avec une réplique au nord) il existe éparpillé dans le désert du Néguev des villages qu’aucune carte ne mentionne, sauf, peut-être, les cartes militaires israéliennes et celles de l’ONU. A raison de 250 maisons détruites/an, Israël souhaite faire partir les populations qui habitent ces villages.
En effet, habitants historiques du Néguev et très proches des populations des pays voisins, ces gens représentent une double menace pour l’état juif. Premièrement, dans sa course désespérée pour se construire un patrimoine et aussi l’exploitation de terres arables, le deuxième point étant la classique offensive des voisins arabes.

Essentiellement composée de bédouins, la population de ces villages est soumise à des vexations quotidiennes. Le prix de l’eau et de l’électricité étant multipliés par 4 voir au dessus pour des gens dont les revenus, faute de pouvoir exploiter leur terre, sont, majoritairement, ceux d’employés dans les usines ou les grandes exploitations agricoles israéliennes.

Avec l’achat, la location de terres interdite, ils arrivent malgré tout à se financer un générateur et acheter de l’eau auprès de camions citernes. Faute de collèges, une grande majorité doit poursuivre ses études en Israël ou à l’étranger. Mais, c’est sans TV, sans téléphone ni Internet que ces gens vivent et ont du coup un accès quasi-nul à l’information.

Vivant dans la crainte que les israéliens ne détruisent leurs maisons (ce qu’ils font régulièrement), les familles n’ont d’autre priorité que ces petits riens sans lesquels notre existence serait horrible.

Avec une politique délibérément raciste, Israël vise la disparition de ces entités, reliquat d’une époque où la Palestine ne lui appartenait pas. Grenier à blé, le Néguev est militairement important (jonction des armées égyptiennes et saoudiennes ou d’autres nations de l’est, route de la Mecque et Médine, accès à la Mer Rouge) et économiquement aussi, vaste zone où l’implantation de grosses industries polluantes ou non libéré tel Aviv d’un sur poids inutile et enfin dans le but ne pas mélanger torchons et serviettes, il permettrait d’y installer félachas (trop noirs) et autres asiates ( appelés à remplacer les arabes pour les travaux ingrats). Quid des populations ? une ghettoïsation est en vue dans des zones prévues à cet effet.