Le dogmatisme "ouvert" de l'Eglise catholique....

Article publié le 30 novembre 2007
Publié par la communauté
Article publié le 30 novembre 2007
Aujourd'hui, Joseph Ratzinger, théologien de son état, et mieux connu sous le sobriquet de Benoît XVI depuis qu'on a décidé qu'il était le représentant de Dieu sur Terre, Joseph Ratzinger donc, publie une encyclique intitulée Spes Salvi. Pour ceux qui ont pas fait option Latin, ça veut dire "sauvés par l'espérance".
Dans cette encyclique, le pape actuel nous présente donc en version longue le nouvel argument marketing de l'Eglise catholique pour lutter contre l'athéisme: en fait, ce serait l'athéisme, et plus généralement les idéologies matérialistes, qui seraient dogmatiques et rigides, alors que la foi chrétienne serait protectrice de la liberté de l'homme.

Et alors, moi, je dis bravo. Non, mais c'est vrai, superbe geste technique des cathos qui avec deux trois pirouettes renversent le débat et nous donnent une leçon d'ouverture et d'esprit critique!

Non mais, je rigole, là, mais si encore c'était sincère, j'applaudirais franchement des deux mains. Oui, l'athéisme peut mener à l'intolérance. Oui, la foi en la science peut mener au scientisme et à des atteintes graves à la personne humaine.

Mais avant de donner des leçons de flexibilité, avant de se poser en chantre de l'anti-dogmatisme, le pape ferait mieux de balayer devant sa porte. Non, ne vous inquiétez pas, je vais pas vous ressortir les vieux dossiers, l'Inquisition, les indiens d'Amérique et tout le toutim. Non, parlons plutôt actualité. Parlons plutôt des déclarations du pape à propos d'Amnesty international faisait campagne pour l'avortement en faveur des femmes violées en temps de guerre en Afrique. Fidèle à sa ligne idéologique, l'Eglise dénonce, exclue, met à l'index. Et pour quoi? Attention, on ne parle pas ici de l'avortement à l'occidentale, du contrôle des naissances, de la liberté des femmes et tout ça. Non, on en est même pas là. On parle de femmes victimes de crimes de guerre à qui on pourrait proposer une prise en compte de leurs souffrance!

Mais non, l'Eglise reste inflexible. Non, c'est non, un point c'est tout! Alors, vous allez me dire: oui, mais c'est une religion, il faut une ligne morale claire. D'accord, mais à ce moment, qu'on vienne pas me donner des leçons d'ouverture. Parce que là, on a largement dépassé les limites de la décence...

Pourquoi je parle de ça ici? Parce qu'en Europe, et pas qu'en Pologne, les religions reprennent du poil de la bête et cherchent à regagner leur influence politique. Il n'y a qu'à voir le nombre de lobbys religieux à Bruxelles, ou encore le débat sur la Constitution.

Pour moi, l'Europe est une vraie espérance. Une espérance humaine, de ce monde. Nous serons peut être sauvés par l'espérance. Mais certainement pas par les curés!