Le discours de Noël [non censuré] de la Queen Elizabeth

Article publié le 17 décembre 2016
Article publié le 17 décembre 2016

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Chaque année, le jour de Noël, la Reine Elizabeth II fait un discours à l'attention de ses sujets au Royaume-Uni et du Commonwealth britanique dans lequel elle fait part de ses réflexions sur l'année écoulée. Cette année, CaféBabel a reçu une copie exclusive de celui-ci...

Nous retrouvons chaque année nos proches autour de l'arbre de Noël pour envisager l'année à venir, mais aussi nous donner une occasion de revenir sur l'année qui arrive à son terme.

Et pour chacun d'entre nous, il ne peut que nous tarder que cette sanglante année ce termine. Peut-être est-ce le sherry qui parle mais, de mon point de vue, 2016 n'a été que désordre du début à la fin.

Normalement, cette époque de l'année est consacrée aux amis et à la famille, en compagnie de qui nous regardons et célébrons notre maître et sauveur, John McClane, devant le meilleurs film de Noël jamais fait, Die Hard. Mais cette année, la vue d'Alan Rickman dans le rôle de l'infâme Hans Gruber ne fait que douloureusement nous rappeler la mort de figures emblématiques, autant en Grande-Bretagne qu'au delà de nos frontières. Dieu seul sait comment Philip et moi avons survécu aussi loin cette année. Une punition pour le Brexit dirons certains...

En parlant de ça, il était plus que déconcertant de voir le Sun publier un article d'après lequel j'avais "soutenu" la sortie de l'UE, sans même m'approcher pour un commentaire. Après tout, que pourrais-je, avec mes ancêtres germaniques et mon mari Grec, être susceptible de connaître à la citoyeneté européenne ? Mais quelque chose d'encore plus alarmant fut la réaction de ceux qui, dans la foulée des résultats historiques, ont dénoncés leurs opposants, les qualifiant de "traîtres" et "ennemis du peuple". Je n'ai rencontré cette espèce de politiciens qu'une seule fois auparavant ; je ne les attendais pas à nouveau.

Certains d'entre vous le savent peut-être, j'ai rencontré chaque semaine mon premier ministre au Buckingham Palace pour avoir son opinion sur les événements politiques internationaux. Il est d'ailleurs rafraichissant d'être assise en face d'une autre femme une fois par semaine, bien qu'avoir deux dirigeants non élus dans une même pièce est un peu trop. Mais cela aurait pu être pire : je pourrais devoir m'entretenir avec Boris Johnson, ou (dans le même registre) avec Donald Trump, l'autre idiot blond qui a inexplicablement été élevé à un rôle dans la politique internationale. Entre les élections américaines et toute cette sale histoire avec Cameron et un cochon, on se dit qu'il pourrait être judicieux d'engager Charlie Brooker en tant que nouveau Royal Soothsayer [Grand Augure]. 

Certains disent que, s'il y avait des preuves que nous devrions reprendre l'indépendance donnée à nos cousin américains il y a 200 ans, ceci en serait sûrement une. Mais nous partageons quelques points communs avec "The Donald" : des goûts identiques en matière de décoration intérieure - j'ai pas mal d'expérience en matière d'hommes dont l'objectif est d'offenser toute les nations de la surface terrestre.

Le grand philosophe Monty Python a dit un jour : "il faut toujours regarder du bon côté de la vie". Mais durant ces longues, froides et sombres nuits d'hiver, qui finissent une longue, froide et sombre année, le bon côté est de plus en plus dur à trouver. Au moins, certains peuvent regarder The Crown sur Netflix et se rappeler à quoi ressemblait le cul de Philip il y a 60 ans...

 

Je vous souhaite à tous un joyeux Noël.

Je m'en vais de ce pas prendre un autre sherry.