Le Conseil National de la Résistance Iranienne prend position sur le sommet arabo-américain de Riyad

Article publié le 25 mai 2017
Article publié le 25 mai 2017

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Au cours de la rencontre qui s'est tenue en Arabie-Saoudite, les leaders du monde musulman et le président américain Donald Trump se sont penchés sur la question de l'Iran et de son influence sur la région. M. Trump a invité les représentants du monde arabe à s'unir pour lutter contre l'extrémisme iranien.

Maryam Radjavi, présidente-élue du Conseil National de la Résistance Iranienne (CNRI), n'était pas présente lors de la rencontre, mais elle s'est félicitée de la position adoptée lors du sommet de Riyad vis-à-vis des agissements du régime iranien. Cette conduite constitue, selon elle, une menace pour la paix au Moyen-Orient et pour la stabilité de la région et du reste du monde.

Elle a tout particulièrement souligné l'effort déployé pour lutter contre l'exportation de l'extrémisme radical entrepris par le régime des mollahs, ainsi qu'à son programme de missiles balistiques, à son ingérence au Moyen-Orient et à son rôle destructeur dans la région comme à l'international. Elle a de plus qualifié une telle prise de position d'indispensable pour en finir avec le terrorisme et les ravages de la guerre.

Néanmoins, la tactique à adopter dans cette opposition envers l'Iran n'est pas claire. Suite à l'accord sur le nucléaire iranien signé en 2015, l'Union européenne et les États-Unis ont levé les sanctions imposées au pays; pourtant, l'administration américaine a indiqué l'éventualité de nouvelles sanctions concernant le programme iranien de missiles balistiques et les droits de la personne.

« Réprimander les actions et les crimes du régime des mollahs, a expliqué Maryam Radjavi, doit s’accompagner  de mesures concrètes. Cela demande de rompre les liens avec la théocratie en place et de l’exclure des organisations internationales. Le corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), ainsi que toutes forces militaires, paramilitaires et tout organe de sécurité affiliés au régime, doit être placé sur la liste des entités terroristes et chassé de la région. »

Elle a également soutenu la déclaration du président Donald Trump concernant la souffrance de la population iranienne, principale victime du régime, et les remarques du roi Salman d’Arabie dans lesquelles le Gardien des Deux Saintes Mosquées a exprimé « son respect et son appréciation » pour le peuple iranien, avant d’ajouter que « le régime iranien est le fer de lance du terrorisme international depuis la révolution khomeyniste ».

Pour le CNRI, la seule façon d’éradiquer l’extrémisme en provenance d’Iran est d’instaurer un changement concret à la tête du pays qui va bien au-delà de l’élection d’un nouveau président. Maryam Radjavi a conclu : « L’unique solution à la crise ayant cours au Moyen-Orient réside dans le renversement du régime de Ali Khamenei, fondé sur le Velâyat-e faqîq, la "guidance du juriste", par le peuple et la résistance iranienne. Ils aspirent à la liberté et à la souveraineté du peuple pour lesquelles ils ont sacrifié 120 000 de leurs enfants. Reconnaître cette aspiration est la condition préalable à la paix au Moyen-Orient et à la sécurité mondiale. »

C’est un changement à la tête du pouvoir iranien qui offrirait un avenir démocratique à l’Iran et qui ferait de ce pays un allié de poids de la communauté internationale.