Le Conseil de l’Europe très préoccupé par l’affaire Vardanyan

Article publié le 10 janvier 2011
Article publié le 10 janvier 2011
Par Maria Kozarova Le Conseil de l’Europe est très préoccupé par le sort du journaliste Ernest Vardanyan, par les conditions de son procès et la condamnation très sévère qui lui a été infligée dans la région transnistrienne de la République de Moldova.

Le journaliste Ernest Vardanyan, un observateur international indépendant travaillant pour l’agence russe Novuy Region (Nouvelle Région), a été arrêté en Transnistrie et ensuite déclaré coupable de « haute trahison sous forme d'espionnage » en avril 2010. La Transnistrie est une région (4000 km²) de la Moldavie, république autoproclamée depuis 1991 sous occupation russe, non reconnue internationalement. Sa frontière est protégée par des tanks et des soldats armés. Selon le Code pénal de Transnistrie, la peine encourue par M. Vardanyan est de vingt ans d’emprisonnement. « Depuis son arrestation à Tiraspol, le Conseil de l’Europe suit et continuera à suivre cette affaire », a déclaré le 21 décembre la Secrétaire Générale adjointe du Conseil de l’Europe, Maud de Boer-Buquicchio.

Le procès de M. Vardanyan intervient alors que le Conseil de l’Europe intensifie son engagement en faveur d’un climat de confiance dans cette région qui demeure un « trou noir » aux portes de l’Europe. Le Conseil de l’Europe est prêt à poursuivre ses efforts, mais considère aussi que ceux-ci devraient s’accompagner de progrès tangibles, bénéficiant à tous les habitants de la région transnistrienne, dans le respect des normes du Conseil de l’Europe en matière de démocratie, de droits de l’homme et de primauté du droit.

Ces brèves sont réalisées en partenariat avec la rédaction étudiante du Master Politiques Européennes de l’IEP de Strasbourg