Le conflit palestino-iraelien vu par Shlomo ben Ami Naïr

Article publié le 11 avril 2009
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Article publié le 11 avril 2009
Encadré dans le congrès organisé par l'université de Séville, facteur humain, les deux intellectuelles se sont rendus au salon des actes comblé de jeunes gens pour démembrer un des conflits les plus enkysté. En pleines conversations pour former un gouvernement en Israël, aucun des deux montre de grands espoirs pour une solution rapide au conflit.

Shlomo Ben Ami: "Avec Netanyahu l'idée de deux états ne sera pas possible"

Politicien, diplomate et écrivain israélien formé a Oxford; plaide pour traiter le problème selon une perspective globale de la zone. "Il y a une interrelation entre beaucoup de problèmes qui existent en Proche-Orient, ils ne se résoudront pas l'un sans l'autre", affirma-t-il ce membre du parti laboriste israélien et ex-ministre des affaires étrangères. Il doute fort que "L'ère Obama" apporte des solutions au conflit palestino-israélien ou aux problèmes en Afghanistan, mais il compte sur un possible accord avec la Syrie, ce qui s'interprétera comme une majeure stabilisation dans la zone. "La syrie ne veut pas la paix avec Israël, elle la veut avec les Etats-Unis. pour cela elle doit passer par des accords avec Israël" Après l'inaccomplie résolution de l'ONU de revenir aux frontières de 1967 et désespéré avec la tournure à droite des élections israéliennes, Sholmo Ben Ami ne compte pas sur que la solution au problème soit favorisé, néanmoins il affirme que la solution Jordano-palestinienne est possible. "Les palestiniens leur manque un mouvement national uni qui jouerait le rôle d'intermédiaire. Abbas est une bonne personne au sens négatif du mot. Ce n'est pas un bon leader et l'ombre de la corruption le couvre", affirmait Ben Ami, "C'est pour cela que le Hamas surgit, c'est la réponse a l'incompétence du Fatah". "Le Hamas ne soutient pas l'idée de deux états, mais il faut négocier avec lui, ce n'est pas un mouvement jihadiste global, ce n'est pas Ben Laden" juge-t-il, "Ça serait une erreur penser que le Hamas n'est pas ni doit être dans le jeu politique. La communauté internationale s'est trompé en essayant de l'écarter", appuya ce vice-président du centre international de Tolède pour la paix.

Sami Naïr: "Avec le triomphe de l'extrême droite israélienne, le Hamas a l'excuse parfaite".

Algérien nationalisé français, politologue, philosophe et sociologue spécialiste en mouvement migratoire, plaide pour un changement de paradigme basé sur la paix pour la sécurité et non pas vice versa. "Avec les accords d'Oslo, l'idée de paix en contrepartie de la sécurité s'est implanté, après est venu: sécurité pour la paix, maintenant on doit entrer dans la période de la paix pour la sécurité" affirma Naïr dans la table ronde. "Israël n'est pas un problème de politique extérieure pour les Etats-Unis mais d'intérieur. Israël est le cheval de bataille américain dans la zone de Proche-Orient. Tout comme Shlomo, je ne crois pas non plus que Obama apportera la solution, corrobore-t-il sceptique. "À moins qu'on obtient une nouvelle vue basée sur la tournure qui a produit la conférence de Madrid mais il faut que le président Obama amène les Etats-Unis aux institutions internationales et qu'il attribue a l'ONU son rôle de pacificateur". Sami Naïr mise pour une solution qui passe par quatre points: séparer les belligérants, créer une table de négociation sous l'autorité de l'ONU, condamner le non respect aux lois internationales et mettre en marche un plan de développement économique commun entres les deux parties. "Mon rêve c'est qu'on organise une conférence générale de l'ONU à Jérusalem et qu'on dise là-bas même que nous devons achever ce conflit qui nuit autant à la dignité de tout les deux.

Concha Hierro

Traducteur:

Khalil Taoufik Bouazzaoui