Le chômage : toujours un problème dans l'Union Européenne

Article publié le 3 décembre 2013
Article publié le 3 décembre 2013

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

L'Europe est en train de vivre une grave crise économique depuis 2008. Cela se voit surtout par le haut taux du chômage qui touche en particulier le sud du continent. A la télévision, les mauvaises nouvelles s’enchaînent : les Européens sont désormais épuisés.

Sur Twitter, Grace Shaw ironise. Une situation qui ne fait pas rire tout le monde.

Sur InfoTV, un journaliste décrit la carte européenne du taux chômage en mai 2013.

L'Italie n'est pas épargnée par cette situation. Le quotidien francais Le Monde annoncait au fin octobre 2013 un ‘‘Taux de chômage record en Italie’’:

‘‘L'Italie vient d'enchaîner deux années de forte récession et le chômage y est en constante hausse depuis des mois. Le gouvernement espère un début de reprise économique à la fin de l'année.’’

La crise n'est pas seulement économique, mais aussi sociale. Elle touche principalement les jeunes comme s'inquiète, en Italie, le quodien national Corriere. “Disoccupazione under 25, Letta : incubo nazionale” : un phenomène qui continue d'augmenter contriarement à ses voisins européens :

“Nella classifica degli Stati maggiormente penalizzati dalla disoccupazione under 25, l’Italia è quarta (con il 40,4%) dietro a Spagna (56,5%), Croazia (52,8%), Cipro (43,9%). Tuttavia, in Italia, a differenza degli altri tre Paesi, il trend a settembre continua a salire.”

Les chiffres sont alarmants. A chaque seconde, un jeune de moins de 25 est au chômage en Espagne et en Grèce, calcule un journaliste roumain :

‘‘ Europa nu-şi poate scoate tinerii din şomaj.” :

Cette situation place les Européens dans une sorte de complexe d'infériorité qui les conduit à se considérer comme indigne, inadapté. Le blog Science et Conscience faisait déjà le point en 2010 sur ‘‘Le chômage et ses conséquences psychologiques’’. :

«  (...) un futur incertain et un présent peu joyeux, voilà de quoi préparer une bonne dépression. En s’appuyant d’abord sur l’étude d’une petite ville autrichienne, puis sur les données du GSEPS, on peut affirmer que le chômage laisse une "cicatrice émotionnelle.’’ »

Au Portugal, on parle de tragédie sociale, selon les mots du ministre des relations avec le Parlement Miguel Relvas repris par le journal Diario de Noticias.

« O ministro Miguel Relvas afirmou hoje que a Europa atravessa uma "tragédia social" referindo-se aos números do desemprego e apontou esta questão como a "principal preocupação" do Governo salientando que são necessárias "políticas" para "ultrapassar" o problema. »