Le chiffre qui parle : Royaume-Uni, 7 jours chaotiques

Article publié le 2 juillet 2016
Article publié le 2 juillet 2016

Il y a une semaine, le Royaume-Uni votait pour la sortie de l'Union européenne. Le raz-de-marée médiatique est sans précédent, et le drame politique mériterait bien quelques pop-corn - même s'il s'avère moins passionnant pour les Britanniques. Non content de s'en tenir à un seul chiffre, nous avons résumé les 7 jours du pire désordre qu'ait jamais connu la politique britannique contemporaine.

Pour ce qui est des statistiques de la semaine, nous avons l'embarras du choix. À commencer par le niveau de tension des journalistes politiques européens. Si l'on se penche sérieusement sur ce qu'il s'est passé au Royaume-Uni, les chiffres sont stupéfiants. On démarre avec une économie en ruines. Même s'il n'est plus nécessaire d'envoyer de l'argent à Bruxelles, le pays est maintenant à court de l'équivalent de 24 ans de contributions à l'UE

Après une avalanche de remords de la part de ceux ayant voté pour la sortie (et l'horreur de ceux ayant voté pour le maintien), plus de 4 millions de personnes ont signé une pétition réclamant un deuxième référendum. L'Écosse et l'Irlande du Nord veulent se séparer du pays, et près de 180 000 Londoniens ont signé une autre pétition demandant à la capitale de déclarer son indépendance. Ces trois régions ont voté pour le maintien. 

Tandis que le Royaume assiste, impuissant, à sa mise en pièces, une forte présence de Westminster ne parvient pas à prendre forme. Nous aurions pu nous contenter des cinq prétendants à la direction du Parti conservateur (moins l'ancien golden boy pro-Brexit, Boris Johnson), tous en course pour le poste de Premier ministre, suite à la démission de David Cameron. Il y aussi les 172 députés travaillistes qui ont signé une motion de censure contre le dirigeant de leur parti, Jeremy Corbyn - refusant catégoriquement de démissionner.

Et pour couronner le tout, les jeunes ne peuvent même pas accuser les vieux d'avoir foutu en l'air notre avenir. Seuls 36 % des 18-24 ans ont pris la peine d'aller voter. Pour être franc, je pense avoir besoin d'un peu de repos...