Le chiffre qui parle ; les dix athlètes réfugiés qui participent aux jeux olympiques

Article publié le 5 août 2016
Article publié le 5 août 2016

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Cette année une équipe supplémentaire défile à l’inauguration des Jeux Olympiques de Rio : celles des Athlètes Olympiques réfugiés. Notre petit doigt nous dit que ceci plairait beaucoup au Baron de Coubertin.

«Le plus important n’est pas de gagner, mais de participer», avait déclaré Pierre de Coubertin. Cette phrase est passée à la postérité en devenant la devise et le principe inspirateur des Olympiades modernes. Alors que  le monde est frappé  depuis plusieurs années par la crise des réfugiés, à Lausanne (le siège du Comité Olympique International) les organisateur ont probablement pensé que le moment était venu de passer à l’action et de faire quelque chose de concret. Ils ont donc créé une vraie équipe de réfugiée. Mais ils n’ont pas simplement accordé à des athlètes sans drapeaux, parce qu’apatrides ou originaires de pays sans Comité Olympique National, la possibilité de participer à des Jeux sous le "Drapeau Olympique" (chose ayant déjà eu lieu dans le passé). Non cette fois ils ont créé une vraie équipe réservée aux Athlètes Olympiques Réfugiés (le nom officiel de l’équipe), qui concourront sous ce drapeau en replacement de celui des pays qu’ils ont fui.  10 athlètes ont été choisi pour faire partie de cette équipe "Internationale de Réfugiés", et même Ban Ki Moon le secrétaire générale de l’ONU a mis de côté sa neutralité légendaire en déclarant qu’il soutiendra cette équipe. Certains de ces homes et de ces femmes ont vécu une histoire hors du commun. C’est par exemple le cas de Yusra Mardini, une nageuse sirienne de dix-huit ans, rescapée de la traversée de la mer Égée : en pleine tempête avec d’autres passagers elle a poussé leur canot pneumatique à la nage pendant plusieurs kilomètres. Finalement arrivée sur les côtes grecques, elle a ensuite traversé à pieds la moitié de l’Europe, jusqu'en Allemagne. Ou d’Anjelina Nadai Lohalith qui participera aux courses de 1500 mètres femmes. Elle a fui l’enfer du Sud Soudan, et a exprimé le désir d’essayer de reprendre contact avec ses parents restés là-bas, ils lui ont fait fuir l’enfer de la guerre lorsqu’elle avait 6 ans, depuis elle n’a plus aucune nouvelle d’eux.  Qui sait s’ils sauront que leur fille participera aux Jeux Olympiques, et s’ils pourront la regarder, même depuis une vieille télé qui ne tient plus en l’air.

Vous pourrez donc soutenir une nouvelle équipe nationale pendant ces Jeux Olympiques. Cela soulève une interrogation : dans la Grèce Antique les Olympiades correspondaient à une période de "paix forcée" et de cessation absolue de tous les conflits. Le fait qu’il existe une équipe d’Athlètes Olympiques Réfugiés en 2016  signifie que  cette règle n’a apparemment pas été maintenue.