Le chiffre qui parle : la reconnaissance de la Palestine

Article publié le 19 mai 2015
Article publié le 19 mai 2015

Il y a quelques jours, le dernier État à franchir le pas de la reconnaissance officielle de la Palestine a été le Vatican. L'intention, selon des sources officielles, est d'encourager la communauté internationale à agir pour résoudre le conflit entre la Palestine et Israël. En attendant de savoir si cette décision aura l'effet escompté, 9 États membres de l'UE l'ont déjà reconnue.

Selon l'Organisation de Libération de la Palestine, 9 États membres de l'Union européenne reconnaissent de manière officielle le territoire palestinien. Le 30 octobre, la Suède est devenue le premier pays membre à affirmer que les Palestiniens ont droit à l'auto-détermination. Cependant, la République Tchèque, la Hongrie, la Pologne, la Bulgarie, Malte, la Roumanie, la Slovaquie et Chypre, avant même de faire partie de l'Union européenne, ont pris la même décision en 1988, avec pour finalité de résoudre un conflit qui, au contraire, est toujours d'actualité.

En octobre 2014, le Royaume-Uni a également franchi un cap symbolique lorsque la Chambre des Communes a voté en faveur de cette reconnaissance. La décision n'implique pas que le pays considère la Palestine comme un État, mais elle laisse la porte ouverte à de futures négociations qui en découleront.

De la même manière, le Congrès des Députés en Espagne a lui aussi approuvé un mois plus tard une proposition de loi pour que le gouvernement appuie ce statut. Comme s'il s'agissait d'un jeu de dominos, la France a rejoint en décembre 2014 ces pays favorables à la reconnaissance symbolique de la Palestine.

Si la partie continue dans ce sens, il faudra renverser la tendance de ces chiffres qui parlent d'eux-mêmes alors que les politiciens le font à coup d'élections.