Le chiffre qui parle : forcés d'émigrer

Article publié le 25 juin 2015
Article publié le 25 juin 2015

Environ 60 millions de personnes ont dû quitter leur pays en raison de conflits, la guerre ou la persécution. Un chiffre qui correspond presque à la population de l'Italie et qui suppose que chaque minute, 30 personnes se retrouvent forcées de quitter leur foyer. Des histoires invisibles qui se propagent dans le monde entier.

Bon an mal an, l'Europe a investi 13 milliards d'euros ces quinze dernières années pour renforcer ses frontières et endiguer l'arrivée de migrants sur le continent. Une information révélée par le quotidien espagnol, El Confidencial, suite à une étude menée au sein du projet Migrants Files. Des clôtures renforcées, l'augmentation effectifs de police, les nouveaux dispositifs de surveillance ou encore les armes sont autant d'éléments qui expliquent un tel budget. Les différentes mafias, qui surfent sur la vague de migration à travers leurs traffics, auraient empoché 16 milliards d'euros. 

Dans le reste du monde, des pays comme la Turquie, l'Égypte, l'Irak et la Jordanie ont de plus en plus de mal à gérer l'afflux intense de migrants, qui provient essentiellement de Syrie. Quand les éxilés de guerre ne cherchent pas l'asile dans les pays voisins, ils tentent leur salut en Europe puis s'arrêtent, en légère errance, dans des capitales comme Paris qui ne parvient pas non plus à satisfaire le nombre important de demandeurs d'asile. Alors, ils traînent, sans endroit où dormir, plantent un campement, se font déloger et repartent, encore plus épuisés que la veille. Comme eux, se sont 60 millions de personnes qui ont laissé leur pays derrière eux.