Le chiffre qui parle : 4 millions d'euros pour les victimes de Charlie Hebdo

Article publié le 5 janvier 2016
Article publié le 5 janvier 2016

Un an après l'attaque contre les locaux de l'hebdomadaire satirique - et à la suite d'autres attaques terroristes ayant eu lieu dans la capitale française - Charlie Hebdo redistribue tous les dons qu'il a reçus depuis janvier aux victimes. Le journal a exprimé sa « gratitude à tous les donateurs » - bien que certaines preuves suggèrent que l'argent n'ait pas eu un effet complètement positif.

« Tout est pardonné » - c'était le message inscrit sur la une de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, après l'attaque terroriste meurtrière qui eut lieu dans ses locaux le 7 janvier 2015. Cet événement fut le début de 3 jours de tragédie dans la capitale française - dont une prise d'otages dans un hypermarché casher au centre de Paris, et un assaut lancé sur une imprimerie dans les environs.

Depuis janvier, le journal a reçu presque 4 millions d'euros de la part de donateurs du monde entier - venant de 84 pays différents - qui voulaient exprimer leur solidarité avec les victimes des attentats. Le journal a également vu ses tirages augmenter, en partie grâce à sa position vue par certains comme celle d'un symbole de défi contre les perspectives d'un terrorisme grandissant.

À la suite de la seconde vague d'attentats de l'année qui touché Paris le 13 novembre - durant laquelle le plus grand nombre de victimes a été enregistré dans la salle de spectacle du Bataclan - la une de l'hebdomadaire a persisté dans son attitude de défi : « Ils ont les armes », est-il écrit en gros titre, « On les emmerde, on a le champagne ! ».

Cependant, tout le monde n'a pas vu ce brusque afflux d'argent pour le magazine comme une bonne chose. On a rapporté des tensions entre les membres du personnel liés à cette nouvelle fortune. Un caricaturiste a prétendument démissionné, en partie à cause de la mauvaise gestion des dons. Le reversement de l'argent aux victimes des attentats sera confié à un comité des sages nommé par le gouvernement français.