Le camp Liberty pourrait-il être à l'abri d’attaques répétées ?

Article publié le 2 novembre 2015
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Article publié le 2 novembre 2015

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Le tir de roquette contre un camp d’exilés iraniens en Irak est un crime ignoble et impitoyable, a affirmé Amnesty International en appelant à une enquête immédiate, une protection urgente et une assistance pour les résidents du camp.

Le tir de roquette contre un camp d’exilés iraniens en Irak est un crime ignoble et impitoyable, a affirmé Amnesty International en appelant à une enquête immédiate, une protection urgente et une assistance pour les résidents du camp.

 Le Camp Liberty, au nord-est de Bagdad, a été frappé par un flot de roquettes vendredi soir le 30 octobre, qui a tué au moins 23 personnes, dont une femme, et en a blessé gravement des dizaines d’autres. Le camp abrite environ 2250 exilés iraniens sans armes, membres d’opposition iranien l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI).

Tous les exilés du Camp Liberty avaient vécu au Camp Achraf depuis le milieu des années 80. Après l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis en 2003, le camp et ses résidents ont été placés sous protection américaine, ce jusqu’à mi-2009 où un accord a été passé entre les autorités américaines et le gouvernement irakien.

Un mois plus tard à peine, les 28-29 juillet 2009, les forces de sécurité irakiennes ont pris le camp d’assaut ; au moins neuf résidents ont été tués et beaucoup d’autres blessés. Trente-six résidents capturés ont apparemment été torturés et battus.

En 2011, le gouvernement irakien a annoncé la fermeture du Camp Achraf après avoir transféré ses résidents au Camp Liberty au nord-est de Bagdad.

Selon un mémorandum d’accord de décembre 2011 entre les Nations Unies et le gouvernement irakien, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) peut traiter des demandes de protection internationale par les résidents des camps. Ces résidents qui postulent pour une protection internationale sont des demandeurs d’asile en vertu du droit international.

Le gouvernement irakien vastement influencé par le régime iranien a manqué à son obligation d’enquêter sur les précédentes attaques contre les camps Achraf et Liberty, et personne n’a jamais été traduit en justice. En fait, les hauts dirigeants irakiens ont par le passé indiqué clairement que les résidents du camp n’étaient pas les bienvenus en Irak.

Pour la dirigeante de la résistance iranienne, Mme. Rajavi, basée à paris : Comment le camp Liberty pourrait-il être à l'abri d’attaques répétées, quand ce sont toujours les mêmes meurtriers des opposants iraniens résidant au camp liberty qui contrôlent le camp, et quand ces derniers continuent à vivre dans des baraquements vulnérables, privés des murs de protection en béton qui leur ont été enlevés et de leurs casques et gilets de protection », a-t-elle demandé

Selon  Said Boumedouha directeur adjoint du Programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International « Le silence des autorités irakiennes sur le meurtre de 23 personnes est inexcusable… C’est un terrible acte de violence contre les résidents du Camp Liberty, qui ne peut absolument pas être ignoré par des autorités irakiennes…»

Suite au tir de roquettes au Camp Liberty, non seulement le gouvernement irakien n’a pas aidé le camp à répondre à ses besoins immédiats, mais le Comité Gouvernemental chargé de contrôler du Camp Liberty, a intensifié le siège du camp ces trois derniers jours. L’entrave à l’entrée de denrées alimentaires et d’objets essentiels ainsi que des articles basiques de textile, de nylon (pour étanchéiser les remorques d’habitation et les toits des abris endommagés), et des câbles électriques pour reconnecter les endroits dont l’électricité a été coupée par le flot de missiles en sont quelques exemples.