Le Babélien du mois

Article publié le 14 avril 2014
Article publié le 14 avril 2014

L’implication du journaliste Jaume Barber auprès de CaféBabel va crescendo depuis l’automne dernier.  Jaume a écrit sur l’identité, le pouvoir, la technologie et les droits de l’Homme, une contribution qui lui vaut de recevoir le titre de Babélien du mois. Nous avons discuté avec lui de voyages, des rêves qu’il lui reste à accomplir, de politique et d’Europe. Beaucoup de l’Europe.

ca­fé­ba­bel : Peux-tu te dé­crire en trois mots ?

Jaume Bar­ber : Trois mots ? Seule­ment trois. Je vais es­sayer. Di­rect, sin­cère, sar­cas­tique.

ca­fé­ba­bel : Que fais-tu dans la vie ?

Jaume Bar­ber : Je suis jour­na­liste comme tu le sais. J’es­saie de ga­gner ma vie, mais vu la si­tua­tion ac­tuelle c’est comme si j’es­sayais de jon­gler avec mes pieds. Quand j’ai du temps libre j’ap­prends le web de­sign, je donne des cours par­ti­cu­liers d’an­glais et je suis aussi conseiller po­li­tique pour le plai­sir.

ca­fé­ba­bel :  Quel est ton pat pré­féré ?

Jaume Bar­ber : On cite tou­jours la pizza ou les pâtes, mais pour moi c’est la fi­deuà (un plat tra­di­tion­nel de la ré­gion de Va­lence à base de ver­mi­celles cuits dans un bouillon de pois­son avec des ca­la­mars et des seiches, ndt.)

ca­fé­ba­bel : Quelle est la na­tio­na­lité eu­ro­péenne que tu pré­fères ?

Jaume Bar­ber : Au­jour­d’hui plus que ja­mais c’est les Ca­ta­lans. Pour moi, on ne peut rien ré­soudre en di­sant non, sur­tout dans une dé­mo­cra­tie. C’est un défi pour l’Eu­rope que d’af­fron­ter ce genre de pro­blèmes, mais qui­conque connaît l’his­toire du conti­nent et sa façon de fonc­tion­ner sait qu’il finit tou­jours par s’adap­ter à l’évo­lu­tion de sa propre réa­lité po­li­tique. Les deux guerres mon­diales nous l'ont bien mon­tré, non ?

ca­fé­ba­bel : Quand as-tu écrit pour la pre­mière fois pour ca­fé­ba­bel ?

Jaume Bar­ber : Si je ne me trompe pas c’était l’an­née der­nière en oc­tobre.

ca­fé­ba­bel : Quel est le rêve le plus fou que tu aies eu ?

Jaume Bar­ber: Je dois être com­plè­te­ment fou parce que je l’ai tou­jours ! C’est celui d’avoir un jour ma propre en­tre­prise, faire par­tie de ce qu’on décrit va­gue­ment comme l’en­tre­pre­na­riat. Ap­pe­lez un mé­de­cin ! 

Ca­fé­Ba­bel : En un mot, c’est quoi pour toi ca­fé­ba­bel ?

Jaume Bar­ber : C'est l’Eu­rope, ou du moins l’une de ses meilleures vi­trines !

ca­fé­ba­bel : Quelle est ta ru­brique, ton ar­ticle ou ton au­teur pré­féré sur ca­fé­ba­bel.

Jaume Bar­ber : Par pas­sion et de par ma vo­ca­tion, ma ru­brique pré­fé­rée c’est la ru­brique Po­li­tique. J’adore la po­li­tique in­ter­na­tio­nale et ca­fé­ba­bel a plu­sieurs ar­ticles très in­té­res­sants qui, grâce à ses dif­fé­rentes ver­sions et à son mul­ti­cul­tu­ra­lisme, sont sou­vent écrits par des gens proches des si­tua­tions qu’ils dé­crivent. Très sou­vent, je lis ceux qui traitent de la si­tua­tion dans les Bal­kans. C’est une ré­gion très in­té­res­sante qui re­vient aux avant-postes à me­sure qu’elle in­tègre l’Union eu­ro­péenne. En ce qui concerne l’au­teur, je vais plu­tôt nom­mer l'édi­teur Alex Mar­ti­nez, un très bon col­lègue. C’est lui qui m’a em­bar­qué dans l’aven­ture et j’ai col­la­boré avec lui avec beau­coup de plai­sir.

ca­fé­ba­bel : Quelle est la chose la plus stu­pide que tu aies fait dans ta vie ?

Jaume Bar­ber : J’es­père que rien n’est ir­ré­ver­sible. Quoi qu’il en soit, on a tous fait des bê­tises à un mo­ment donné. C’est ça qui nous fait gran­dir, un peu comme la der­nière cuillère de soupe. 

ca­fé­ba­bel : Le meilleur en­droit où tu es parti en Eu­rope ? Pour­quoi est-ce le meilleur ?

Jaume Bar­ber : Chaque fois que je vais dans une ville, j’ai envie de m’y ins­tal­ler quelques temps. J’adore Bruxelles pour ses gaufres et ses bières, Rome … faut-il vrai­ment que je dise pour­quoi ?, Londres, ma der­nière grande dé­cou­verte et Vienne pour cette splen­deur venue d’un autre temps.  Mais je ne vais m'ins­tal­ler dans au­cune, elles ne vont pas chan­ger de place et le monde est fait pour être par­couru !

ca­fé­ba­bel :  Y a-t-il une ville que tu ai­me­rais vi­si­ter  ?

Jaume Bar­ber : Une ville seule non, mais je fe­rais bien un tour en Grèce ou dans les Bal­kans. C’est une ré­gion ex­trê­me­ment in­té­res­sante.

ca­fé­ba­bel : Qu’est ce que l’Eu­rope pour toi ?

Jaume Bar­ber: L’Eu­rope c'est une mo­saïque de réa­li­tés com­plexes en per­pé­tuelle évo­lu­tion, c’est le Vieux Conti­nent qui fas­cine en­core et tou­jours, et que nous ap­pe­lons « mai­son », sur­tout quand ce sen­ti­ment pro­fond de ci­vi­li­sa­tion mil­lé­naire nous en­va­hit.

Consulter : le profil babélien et les contributions de Jaume