LCR: nous ne sommes pas souverainistes, nous sommes européens

Article publié le 27 janvier 2009
Publié par la communauté
Article publié le 27 janvier 2009
Il était déjà question du charismatique leader charismatique de la LCR française ici et de ses positions clairement pro-européennes. Ce matin, invité sur France-culture Olivier Besancenot a encore rappelé son engagement : «  nous ne sommes pas souverainistes, nous fondons notre action dans un cadre européen ».
Et il le dit avec plus d'emphase et sans aucune ambiguïté ici

Bien sur, l'internationalisme fait partie de l'héritage de la LCR et la gauche toute entière, ça paraîtra être une évidence pour tous ceux qui ont un minimum de culture politique....

Le nationalisme c'est la guerre, disait Mitterrand. Il savait de quoi il parlait, lui qui avait traversé des moments sombres de notre histoire (en se salissant au passage).

Ca fait quand même du bien de le rappeler, à l'heure ou le nationalisme, déguisé sous de nouveaux oripeaux, devient la panacée.

Et ça réchauffe un peu le cœur de savoir que la LCR (et le Nouveau Parti Anticapitaliste) ne perd pas de vue son horizon de progrès,dans cette grande cacophonie idéologique qui tend à laisser le peuple déboussolé, seul avec les théories du complot « mondialiste » pour toute « pensée » politique.

Besancenot, candidat à la présidence de l'UE ?

Reste qu'un des journalistes présent ce matin lui demande, à propos de cet engagement "dans ce cas, pourquoi ne se passe-t-il rien au niveau européen dans vos actions ? »... sans obtenir de réponse (en bon politique), sinon effectivement la confirmation qu'il ne se passe...rien.

Le parti de la Gauche européenne existe pourtant au parlement européen.

D'autres partis peuvent être crées, ce ne sont pas les mouvements « anticapitalistes » qui manquent en Europe, comme Die linke en Allemagne...dans certains pays de l'UE, les conditions de vie sont d'ailleurs beaucoup plus dures qu'en France (à l'est, et dans le sud du sud).

Le nouveau parti « anticapitaliste européen » trouverait là une manière d'exercer concrètement la solidarité « internationaliste »: en poussant à l'augmentation des salaires dans ces pays, il contribuait à améliorer leur niveau de vie et à réduire la pression sur les salaires exercés vers les autres pays de l'UE.

Il pourrait promouvoir une notion de « convergence sociale » sur le modèle des « critère de Maastricht » et ou celle de service public européen comme alternative aux privatisations.

Surtout, en menant leur combat à l'échelle européenne, ils seraient plus nombreux, plus forts, et pourraient réellement s'attaquer aux questions économiques et sociales (qui, compte tenu du degrés d'intégration européenne, échappe largement aux politiques nationales), en poussant par exemple à une politique protectionniste et à une relance européenne.

Plus généralement, ils pourraient affirmer leur anti-souverainisme en défendant l'idée fédérale et/ou communautaire, en insistant clairement sur le besoin de mettre le parlement, voire l'élection directe du président de l'UE au centre de leur campagne.

Oui, ils pourraient.

Si leur engagement ne se réduisait pas à une creuse rhétorique politiquement correcte.