L’automne, la dinde, les Indiens, la moisson… comprendre (enfin !) les symboles de Thanksgiving

Article publié le 22 novembre 2012
Article publié le 22 novembre 2012
Par Jeanne Heuré Vous savez qu’aux Etats-Unis ils fêtent Thanksgiving ? Bien sûr ! Nous connaissons tous Thanksgiving ! L’Europe ne fête peut-être pas « l’action de grâce » comme disent les Québécois mais la culture nord-américaine est tellement présente à la télévision, au cinéma, dans la littérature et les médias que nous sommes tous familiers avec ce fameux dîner qui célèbre… quoi déjà ?

Thanks for giving what ?

Difficile d’expliquer la grande histoire de Thanksgiving puisque cette fête en raconte plusieurs. Certes, comme son nom l’indique, ce jour particulier vise à remercier pour ce que l’on a reçu : trop philosophique pour raconter cela à un enfant n’est-ce pas ? Or nous, Européens, nous sommes perdus comme des enfants lorsqu’il s’agit de comprendre une fête qui n’appartient pas à notre histoire. En voici alors quelques anecdotes marquantes qui nous aideront peut-être à cerner un peu mieux ce qu’est Thanksgiving Day aux Etats-Unis, pays où ce jour reste une date majeure du calendrier et auquel les expatriés restent très attachés.

, la colonie de séparatistes britanniques arrivés en Amérique depuis presque un an – les Pilgrimsremercia Dieu pour avoir survécu depuis leur arrivée malgré un rude hiver qui avait tué la moitié d’entre eux. Ainsi, en novembre 1621, leurs récoltes furent excellentes, notamment grâce à l’aide de Squanto, un natif américain qui leur expliqua comment rendre la terre fertile pour la culture du grain. Cela permit aux Pilgrims de s’installer plus durablement et sans crainte de l’hiver approchant. Ils célébrèrent cette bonne nouvelle, durant trois jours, dévorant une nourriture qui fleurissait avec abondance et aux côtés d’un chef indien local accompagné de 90 membres de sa tribu. La tradition resta durant les années qui suivirent.

Pourtant en décembre 1777, Washington propose de fêter Thanksgiving dans le but de se rappeler la défaite de l’armée britannique à Saratoga, moment important de la guerre d’indépendance américaine où les loyalistes du vieux continent se trouvèrent battus par les indépendantistes américains. Thanksgiving devenaient alors un simple jour de fête pour commémorer une occasion spéciale méritant un remerciement quelconque. La date de cette fête variait d’État en État mais elle demeurait célébrée par (presque) tous les Américains.

Alors que l’auteure Sarah Josepha Hale écrit au président Lincoln pour lui demander d’interrompre les affronts meurtriers, celui-ci décide de proclamer le troisième jeudi du mois de Novembre férié de tout combat. Les Américains se recueillerent ensemble afin d’« éveiller leur coeur à l’amour de leurs foyers et de leur pays, de prendre le temps de remercier Dieu et de promouvoir une paix fraternelle », comme le souhaitait Hale.

, chacun a finalement l’habitude de célébrer son propre Thanksgiving en fonction de ses propres souvenirs. Certes, les histoires marquantes de cette fête demeurent contées dans les foyers et transmises aux jeunes générations. Pourtant, individuellement, chacun prend le temps de réfléchir à ce pour quoi il est reconnaissant, à un moment de bonheur ou de réjouissance de son année passée. C’est pour cette raison que les Américains se retrouvent en famille ou entre amis, autour d’un repas copieux. Comme les anecdotes de son développement en témoignent, Thanksgiving c’est donc : bien manger, être américain et faire un break dans la vie de tous les jours pour prendre le temps d’être heureux et d’aimer la vie!