L’ATTAQUE CRIMINELLE À PARIS RAPPELLE LE CAS SALMAN RUSHDIE

Article publié le 9 janvier 2015
Article publié le 9 janvier 2015

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Cette barbarie perpétrée au nom de l’Islam n’est pas sans rappeler la fatwa de Khomeiny à l’encontre de l’écrivain britannique Salman Rushdi. 

Les français ont appris avec horreur l’attentat meurtrier contre l’hebdomadaire français « Charlie Hebdo » qui a entrainé la mort de plusieurs journalistes, dont les dessinateurs Charb, Cabu, Wolinski et Tignous. L'attaque contre l'hebdomadaire satirique français a suscité le choc au sein de la communauté internationale, dont des dirigeants musulmans, qui ont multiplié les messages de soutien à la France.  

Cette barbarie perpétrée au nom de l’Islam n’est pas sans rappeler la fatwa de Khomeiny, fondateur du régime islamiste d’Iran, à l’encontre de l’écrivain britannique Salman Rushdi. Ce dernier avait été condamné à mort par Khomeiny pour son livre sur le prophète de l’Islam et depuis il vit dans la clandestinité et plusieurs de ses éditeurs avaient été assassinés.

Tuer au nom de Dieu est l’enseigne même de la République des mollahs qui ont poussé l’infamie jusqu’à écrire dans leur code pénal le crime de « guerre contre Dieu ». Le « Moharebeh » est passible de la peine de mort pour les opposants politiques en Iran et quiconque rejette le principe du « Guide suprême religieux » sur lequel est bâti l’édifice de la dictature religieuse des mollahs. Depuis, l’idéologie et les méthodes de cette théocratie n’a cessé de se rependre parmi les groupes extrémistes islamistes, qui ont émulé l’exemple iranien pour créer d’autres soit disant « Etat islamiques ». 

En effet, cette hystérie fanatique qui justifie le crime au nom de l’Islam trouve ses racines en Iran et l’exemple de la première République islamique du monde contemporain. Pour éradiquer ce phénomène funeste, il convient donc de cibler sa racine idéologique et son foyer historique, estiment les intellectuelles iraniens.