L'argent : seule valeur de notre société ?

Article publié le 3 décembre 2013
Article publié le 3 décembre 2013

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Aujourd'hui, même cinq ans après la crise financière de 2008, l’argent reste au coeur de notre existence. La perte des valeurs traditionnelles est-elle une conséquence directe de cette quête pécuniaire ?

Un homme avec un attaché case court autour d'une île. Un volcan y rejette des billets de banque. Le symbole du dollar est dessiné sur le fond. Des requins nagent tout autour.

Ce croquis publié par l’hebdomadaire suisse L’Hebdo le 10 avril 2013 est une transposition humoriste de la situation actuelle dans la plupart des pays en voie de développement. Les gens s’essoufflent dans leur course désespérée pour gagner toujours plus d’argent. En compétition perpétuelle avec d’autres, ils cherchent à les dépasser. Au point de devenir des requins, motivés par des intérêts personnels, la soif de la réussite.

Dans l’article du 29 mai 2012 tiré du Blog Andlil, trader inside, intitulé «L’argent est-elle la seule valeur dans notre société» , Benoist Rousseau, professeur d'histoire et blogueur raconte :

‘‘Depuis quelques jours, je ne rencontre que des personnes qui parlent d'argent. C'est le seul prisme de leur existence, leur seule motivation, leur seule valeur (…)Toute action humaine est jugée selon leur seule grille d'identification monolithique, l'argent’’.

La vie est totalement liée à l'argent; l’homme devient incapable de croire en quelque chose:

‘‘Un acte gratuit, la volonté d'aider l'autre, de partager leurs semble totalement étranger et même louche, cela cache une volonté de faire de l'argent, c'est forcé il y a un truc. (...)Les gens sont sur la défensives, méfiants...’’ (lien, source)

Nous sommes constamment mis en garde contre les dangers d'une telle perte des valeurs:

‘‘Si les choses, l'argent, la mondanité deviennent le centre de la vie, ils nous possèdent et nous perdons notre identité même d'êtres humains’’, a déclaré le pape François. ‘‘Sans travail, il n'y a pas de dignité (...) Luttons tous contre cette idole qu'est l'argent, contre un système sans éthique, injuste, dans lequel l'argent commande tout.’’(de Le Parisien, Vatican:«Nouvelle diatribe du pape François contre l’argent roi»), article du 20 novembre 2013).

Dans la société de consommation, l'argent est nécessaire. On lit sur le blog Les imbéciles ont pris le pouvoir… un extrait du article du 19 aout 2011 intitulé «La morale de l’argent» :

‘‘L’argent capitalisé s’est ainsi affranchi de toute emprise, exerçant son pouvoir à la seule fin de le renforcer. La spéculation (…) a permis à l’argent d’acquérir un pouvoir planétaire. Ce pouvoir autonome, impersonnel, supérieur au pouvoir politique impose aujourd’hui sa loi à l’humanité.’’

Malgré toute cette diabolisation de l'argent, il est vrai que les questions liées à l’argent font notre quotidien. Quoi de plus familier que l'argent? Comment pouvons donc soutenir que l'argent représente une perte totale de valeurs ? Sans l’argent on ne peut pas survivre.

Un article intitulé “The importance of money?”, tiré du forum anglais mediacet.com explique la nécessité de l'argent dans notre société:

‘‘The importance of money has become so important for live, that you could not survive without it. You could not even buy something to eat. You would end up being a poor homeless person.’’

Le proverbe « l'argent ne fait le bonheur» est très controversé. Serait-nous heureux sans un sou? :

‘‘ I soldi fanno la felicità? Si. Lo dice la scienza e lo confermano gli scienziati. I soldi fanno la felicità perché sono proprio loro a rendere la gente soddisfatta, almeno secondo uno studio fatto da una dozzina di docenti universitari in tutto il mondo.” (Giornalettismo.com ‘‘I soldi fanno la felicità: lo dice la scienza’’)

L'agent, c'est le moyen par lequel les rêves peuvent être réalisés ou détruits, à condition de ne pas oublier les valeurs éthiques. Et cela à travers une éducation.