L’amour dans les rues de Lisbonne

Article publié le 17 décembre 2007
Publié par la communauté
Article publié le 17 décembre 2007
L’Alfama lisboète est, assurément, un des quartiers les plus humbles des grandes capitales de l’Europe. Ceci n’empêche pas ses murs de regorger de culture et de sensibilité poétiques. Sur cette image nous observons un extrait d’un poème du chilien Pablo Neruda, un poète qui fut aussi ambassadeur du Chili en Espagne et en France.

¡Maintenant on sait que ce que le poète veut faire c’est “déflorer” son aimée, emporter avec lui sa fleur, au virginité. Vous imaginez l’expression de la mère de la jeune à qui cet amoureux a dédié les vers tagués face à sa maison de Lisbonne ?

Il s’agit du poème 14 de son célèbre recueil . L’extrait chante comme il s’ensuit :

Vers de Neruda à l'AlfamaVingt poèmes d’amour et une chanson désespérée

Je veux faire avec toi ce que le printemps fait avec les cerisiers. Qu’est-ce que l’auteur veut faire avec son aimée ? Par le ton du poème, le lecteur peut facilement l’imaginer, mais que signifient ces vers concrètement ? Pour le savoir il est nécessaire d’avoir quelques notions basiques de botanique. L’arbre des cerises est, avec l’amandier, un des premiers arbres à faire éclore ses bourgeons dans l’année. Il le fait vers la fin de l’hiver –donnant une fleur petite et blanche à reflets roses si on la regarde de loin -. De sorte que c’est aussi un des premiers à perdre la fleur: sa défloration s’achève avec l’arrivée du printemps. ¡Maintenant on sait que ce que le poète veut faire c’est “déflorer” son aimée, emporter avec lui sa fleur, sa virginité. Vous imaginez l’expression de la mère de la jeune à qui cet amoureux a dédié les vers tagués face à sa maison de Lisbonne ?

Traduction de l'espagnol: Fernando Navarro