L’Afrique développe une nouvelle gouvernance

Article publié le 26 novembre 2014
Article publié le 26 novembre 2014

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

A la suite du New York Forum Africa, l’UNESCO a signé un partenariat avec la société indienne Airtel. Le rassemblement orchestré par Ali Bongo et Richard Attias permettra notamment à 5 000 jeunes Gabonais de découvrir les nouvelles technologies. Une bonne nouvelle qui témoigne aussi du changement des pratiques sur la rive Sud de la Méditerranée...

Ensemble, le directeur général d’Airtel Gabon, Olivier Hervé Njapoum, la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova et l’Ambassadeur du Gabon, Gisèle Marie Hortense Ossakedjombo-Ngoua Memiaghe ont  lancé le 17 octobre, le projet baptisé « Former Ma Génération : Gabon 5000 »...

Initialement, c’est le président de la branche Afrique de la compagnie Airtel, Christian de Faria, et le président gabonais, Ali Bongo, qui sont tombés d’accord pour créer le programme « Former Ma Génération : Gabon 5000 ». Au détour d’une rencontre lors du New York Forum Africa, les deux hommes sont convenus qu’il était de leur intérêt mutuel d’encourager la formation des jeunes Africains dans le domaine des nouvelles technologies. L’opérateur indien de téléphonie s’est ensuite appuyé sur l’expertise et les compétences de l’UNESCO pour concrétiser son ambition.

Comme le souligne le ministre gabonais de l’économie, Luc Oyoubi, le projet doit contribuer à « redynamiser le développement régional par la formation technique et professionnelle ». C’est d’ailleurs également l’ambition du forum annuel créé par Richard Attias, ainsi que celle de la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova. En effet, la responsable de l’organisation internationale considère que « le secteur privé africain est extrêmement dynamique » et se félicite de signer « le premier partenariat de l’UNESCO avec une entreprise basée en Afrique ».

Il est vrai que parallèlement, le classement établi par la Banque Mondiale, Doing Business 2015, confirme que le climat des affaires en Afrique s’améliore grandement. La conseillère du groupe sur les indicateurs mondiaux, Melissa Johns nous précise que « les économies d'Afrique subsaharienne ont fait des progrès ces 10 dernières années en réduisant les contraintes réglementaires relatives à l'environnement des affaires ». Toutefois, la réussite du continent s’explique aussi par sa capacité à attirer les grandes institutions internationale et donc par les progrès de la gouvernance.

Si l’Ambassadeur du Gabon, Gisèle Marie Hortense Ossakedjombo-Ngoua Memiaghe a souhaité insister sur le « lien causal entre le développement des télécommunications et le développement économique » lors de l’officialisation, cet accord est aussi le fruit des rencontres informelles à Libreville. La troisième édition du NYFA prouve la nouvelle dimension du continent dont l’attractivité ne cesse de séduire les dirigeants politiques et économiques. Ainsi en mai 2014, le ministre Laurent Fabius, mais aussi la présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza avaient également participé à ce rassemblement.

Pendant que l’Union Africaine continue de s’investir dans la crise du Burkina-Faso, on s’aperçoit à travers l’exemple de l’accord Airtel Gabon, que les pratiques politiques et économiques se sont profondément transformées dans cette région du monde.  Une bonne nouvelle pour cette population africaine qui sera bientôt la plus nombreuse de la planète et qui compte encore beaucoup de personnes en situation de grande pauvreté. Pour faire face aux prochains défis, la présidente de la Commission de l'Union africaine (UA), Mme Nkosazana Dlamini-Zumaa considère que « la réponse aux crises en Afrique doit être globale et basée sur la promotion de la gouvernance démocratique telle que garanties par la Charte africaine de la démocratie élaborée par l’Union africaine ». 

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