La traductrice du mois 

Article publié le 28 février 2014
Article publié le 28 février 2014

Fi­dé­lité, ri­geur et style. En pu­bliant à la vi­tesse de l'éclair pas mois de 12 tra­duc­tions en l'es­pace de 2 mois, Anaïs s'est gen­ti­ment im­po­sée comme une tra­duc­trice d'ex­cel­lence. De celle, où il ne suf­fit que de chan­ger 3 vir­gules à la re­lec­ture. En­tre­tien avec une fille qui aime la Californie, les Espagnols et l'escalope à la milinaise.

ca­fé­ba­bel : Peux-tu te dé­crire en trois mots ?

Anaïs de Vita : Créa­tive, cu­rieuse et conscien­cieuse.

ca­fé­ba­bel : Que fais-tu dans la vie ?

Anaïs : Je suis pour le mo­ment as­sis­tante de fran­çais dans un col­lège/lycée pour en­fants sourds en An­gle­terre en at­ten­dant de trou­ver une si­tua­tion qui conci­lie un peu mieux tra­duc­tion et vie so­ciale. 

ca­fé­ba­bel : Quel est ton plat pré­féré ? 

Anaïs : L’es­ca­lope mi­la­naise. Ne sur­tout pas ou­blier mon quar­tier de ci­tron !

ca­fé­ba­bel : Quelle est ta na­tio­na­lité pré­fé­rée en Eu­rope ? Pour­quoi ?

Anaïs : J’aime les Es­pa­gnols qui mal­gré leur ga­lère ne s’api­toient pas sur leur sort et conti­nuent de voir la vie du bon côté. Mais j’aime aussi les An­glais pour leur sa­voir vivre et leur sé­rieux. Les Fran­çais semblent être entre les deux par­fois…

ca­fé­ba­bel : Quand as-tu écrit ou tra­duit la pre­mière fois pour Ca­fé­ba­bel ?

Anaïs : Je crois que c’était en avril 2013 pour un ar­ticle sur la vé­lo­ru­tion à Rome de l’ita­lien vers le fran­çais. Évé­ne­ment au­quel je sou­haite par­ti­ci­per pro­chai­ne­ment à Paris.

ca­fé­ba­bel : Quel est le rêve le plus fou que tu aies eu ?

Anaïs : Main­te­nir à tout prix mes langues de tra­vail à un bon ni­veau en voya­geant. N’étant pas cé­li­ba­taire, je pense que c’est un ex­ploit ! J’ai­me­rais es­sayer de vivre en Ca­li­for­nie un jour pour vrai­ment être au cœur d’un en­vi­ron­ne­ment bi­lingue an­glais/es­pa­gnol, ou vivre entre l’Ita­lie et la Si­cile, mes pays d’ori­gine, mais ce n’est pas pour tout de suite !

ca­fé­ba­bel : En un mot, c’est quoi pour toi ca­fé­ba­bel ? 

Anaïs : L’Ou­ver­ture.

ca­fé­ba­bel : Si tu de­vais choi­sir une ru­brique, un ar­ticle, ou un au­teur de Ca­fé­ba­bel…

Anaïs : J’aime beau­coup la ru­brique « Style de vie » parce que c’est ce sur quoi je m’in­ter­roge en pre­mier quand je me re­trouve à l’étran­ger. J’aime voir que je ne suis pas seule à m’éton­ner grâce à ces ar­ticles qui m’ins­pirent d’ailleurs pour écrire de mon côté... Au­tre­ment l’ar­ticle sur l’homme qui a ap­pris 32 langues par amour de l’Eu­rope m’a beau­coup mar­quée, et j’aime beau­coup le style de Mat­thieu Amaré.

ca­fé­ba­bel : La chose la plus stu­pide que tu aies faite dans ta vie ?

Anaïs : De­man­der un prêt pour mon école de tra­duc­tion.

ca­fé­ba­bel : Le meilleur en­droit où tu es par­tie en Eu­rope ? Pour­quoi est-ce le meilleur ?

Anaïs : Là où je me suis vrai­ment bien sen­tie c’était à Bar­ce­lone, pour la si­tua­tion géo­gra­phique entre mer et mon­tagne, la cui­sine, son amé­na­ge­ment ur­bain et ses quar­tiers si dif­fé­rents, l’iden­tité forte de ses ha­bi­tants. Le cli­mat et les fruits d’été y ont aussi été pour beau­coup. J’y ai vécu 3 mois lors d’un stage en tra­duc­tion près du Pas­seig de Gra­cia, j’ai vécu des mo­ments de dé­cou­verte très forts. J’ai aussi beau­coup aimé Prague pour son ar­chi­tec­ture, sa tran­quillité et ses pa­no­ra­mas cha­mar­rés.

ca­fé­ba­bel : Une ville en Eu­rope que tu vou­drais vi­si­ter… Et pour­quoi là-bas ? 

Anaïs : J’ai­me­rais vi­si­ter Ber­gen en Nor­vège pour son his­toire et ses belles fa­çades. J’ai été fas­ci­née par les pays scan­di­naves grâce à des cours d’in­ter­cul­tu­ra­lité et de ci­vi­li­sa­tion sur la Suède, le Da­ne­mark et la Nor­vège que j’ai sui­vis à la fac et j’ai­me­rais com­prendre d’où vient leur ri­chesse et ap­pro­fon­dir mes connais­sances sur leurs langues.

ca­fé­ba­bel : Qu’est-ce que l’Eu­rope veut dire pour toi ? 

Anaïs : L’Eu­rope per­met une for­mi­dable ou­ver­ture d’es­prit, elle pro­pose un idéal lin­guis­tique - qui ne dé­passe pas en­core la su­pré­ma­tie de l’an­glais, de l’al­le­mand et du fran­çais et m’em­pêche un peu de trou­ver un poste comme tra­duc­trice en France, mais qui im­pose à cha­cun de se tour­ner vers autre chose que sa langue ma­ter­nelle - et le fait de pou­voir aller comme bon me semble dans d’autres pays que le mien est pour moi un vrai luxe. Je m’en rends compte de­puis que j’ai ren­con­tré des per­sonnes ve­nues du Mexique pour tra­vailler en An­gle­terre et qui ont beau­coup plus de dif­fi­cul­tés à s’ex­pa­trier pour vivre autre chose. L’Eu­rope m’a pous­sée à sor­tir de ma zone de confort, mais les bras ou­verts.

Consul­ter : le pro­fil ba­bé­lien et les contri­bu­tions d'Anaïs de Vita