La traductrice du mois : Agata Bal

Article publié le 5 décembre 2014
Article publié le 5 décembre 2014

Agata Bal est pleine de paradoxes plus surprenants les uns que les autres. Elle est polonaise mais préfère le flamenco et les oeuvres de T.S. Eliot à un verre de vodka. Rencontre avec notre traductrice du mois.

cafébabel : Dis-nous quelque chose à propos de toi.

Agata Bal: J'arrive au début de la fin de plusieurs années d'aventure avec mes études à l'Université de Varsovie en Philologie et Cultural studies. En parallèle, j'ai suivi un Master d'Art à la City University de Londres dans le cadre d'un programme autour de la pop culture.

CB : Comment as-tu connu Cafébabel ?

AB : Lorsque j'étais en cours à Londres, notre professeur nous a fait suivre un email de Kait Bolongaro qui décrivait comment on pouvait participer au magazine.

CB : Quel est ton proverbe préféré ?

AB: Je n'ai pas vraiment de proverbe favori, mais j'aime bien relever les traduction un peu loufoques de dialogues de films. En haut de ma liste se trouve Coup de foudre à Notting Hill, le « oopsie daisy » (saperlipopette dans la version française) a été traduit en polonais par « glaçon avec un chien ».

CB : Si tu pouvais avoir une autre nationalité en plus de la tienne, quel pays choisirais-tu ?

AB : L'Espagne ou le Royaume-Uni.

CB : Qu'est ce qui te fascine en ce moment ? 

AB : Fasciner est peut être un moment fort dans ce cas précis, mais ces derniers temps j'essaie d'éprouver du plaisir dans des choses auxquelles je m'étais toujours refusée, au moins ces dernières années, comme la cuisine ou la poésie de T.S. Eliot.

CB : Où pourrait-on te trouver un vendredi soir ?

AB : Le soir, je suis souvent à l'école de flamenco.

CB: Quel conseil aurais-tu à donner à Janusz Korwin-Mikkemu (un politicien polonais d'extrême droite ndlr?

AB : Je me souviens qu'une fois le roi d'Espagne Juan Carlos avait dit à Hugo Chavez : ¿Por qué no te callas ? (Pourquoi tu ne te tais pas ?)

CB : Quel est le pire stéréotype concernant les Polonais ?

AB : Le stéréotype qui m'a le plus touchée c'est celui selon lequel notre pays tout entier aime la vodka. J'ai du répéter à maintes reprises que, bien que je sois Polonaise, je ne touche pas à cet alcool.

CB : Quel est le rêve le plus étrange que tu aies eu ?

AB : Enfant, je faisais souvent le même cauchemar. J'étais dans un parc d'attractions affreux et il y avait des montagnes russes effrayantes qui attaquaient Miss Peggy.

CB : Imagine que tu viens de gagner un Oscar. Qu'est ce que tu dirais dans ton discours ?

AB : Je n'ai pas vraiment d'imagination. Mais je me vois bien sur le tapis rouge, en train de répondre à LA question la plus importante : « Qui est-ce que vous portez ? ».