La Russie éveille les soupçons en survolant l'Europe

Article publié le 4 novembre 2014
Article publié le 4 novembre 2014

À plusieurs reprises des avions russes ont été aperçus et interceptés par plusieurs forces armées d’Europe. Jusqu’où ira Poutine ?

L’annonce provient de l’OTAN mais aussi de plusieurs gouvernements européens qui ont dû préparer leur flotte aérienne pour répondre à des mesures de sécurité après avoir repéré un grand nombre d’avions russes près de l’espace européen deux jours de suite. Cependant, il n’y a pas eu d’incursions réelles dans l’espace national, ce qui aurait considérablement amplifié la gravité de ces incidents.

Selon Jay Janzen, porte-parole du commandement militaire de l’OTAN à Mons, Belgique, l’activité inhabituelle s’est déroulée le 29 octobre dans l’ouest de l’Europe, où quatre Tu-95, avions bombardiers stratégiques nucléaires, et quatre Il-78, avions ravitailleurs, ont survolé la mer de Norvège.

La Norvège a immédiatement envoyé des chasseurs F-16 pour les intercepter. Six de ces avions russes ont alors volé vers la Russie, mais les deux autres Tu-95 ont longé la côte norvégienne, survolé la Grande-Bretagne et finalement ont fait une boucle à l’ouest de l’Espagne et au-dessus du Portugal, ce qui a attiré des F-16 portugais. Ensuite, les deux bombardiers russes ont pris la direction de la Russie. La réaction défensive a été composée par la Norvège, la Grande-Bretagne, le Portugal, la Turquie, l’Allemagne, le Danemark, la Finlande et la Suède.

Pour la Russie, ses avions ont respecté le droit international

Provocation ? L’incident a eu lieu à un moment délicat entre l’Occident et la Russie – sans doute le pire moment de leur relation après la guerre froide – et la communauté européenne a été surprise par ces mouvements soudains perpétrés par la Russie.

En réponse aux médias portugais, l’ambassade de Russie au Portugal a déclaré que les avions ont respecté toutes les normes du droit international, et qu’ils n’avaient pas pénétré un espace aérien étranger ou restreint. D’après l’ambassade, les normes du droit international ne prévoient aucunes restrictions et ne nécessitent pas de donner d’avertissement préalable pour le survol des eaux internationales.

Le ministre de la défense portugais, José Pedro Aguiar-Branco a fait remarquer que « l’interception n’a pas eu lieu dans l’espace national mais dans l’espace sous juridiction nationale. » De l’autre côté de l’Atlantique, les responsables américains ont supposé que les vols étaient une démonstration de force du gouvernement de Poutine.

Ces évènements nous font réfléchir sur notre véritable sécurité et sur notre liberté. Jeu de pouvoir ou pas, la Russie est maintenant sous observation et après toutes ces incursions mystérieuses, nous pouvons présumer que les relations entre l’Ouest et l’Est vont se durcir avec la Russie : ce pays est  la cible de critiques et de sanctions répétées et les ignore allégrement.