La rentrée du Parlement européen : première rencontre du Président élu avec la presse

Article publié le 14 juillet 2009
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Article publié le 14 juillet 2009
Strasbourg, 14 juillet 2009 Par Julie Beckrich et Yulia Kochneva Lors de sa première rencontre avec la presse, Jerzy Buzek, le nouveau président du Parlement européen a montré une forte volonté de travailler en coopération avec les médias afin de sensibiliser davantage les citoyens aux enjeux de l’Union européenne.
« L’Europe ne peut pas être changée sans les citoyens, c’est pourquoi le contact avec vous (les medias) est si important (…) Je suis prêt à écouter les critiques, les reproches, les débats que vous allez lancer pour faire avancer les choses. »

Pour J. Buzek il est primordial de rendre la vie parlementaire européenne plus attrayante : « les débats dans l’hémicycle sont le résultat de six mois de travail en commissions. C’est ce travail riche en débats qu’il va falloir rendre accessible aux citoyens européens. »

Au moment de répondre aux questions des journalistes, Jerzy Buzek a insisté sur l’importance du Traité de Lisbonne. Pour le président nouvellement élu, il s’agit d’un outil essentiel dont doit se doter l’Europe. Sans cet outil, l’Union européenne éprouverait des difficultés à remplir les attentes des citoyens et à faire face aux défis mondiaux (crise démographique, changement climatique, relations avec les pays voisins…)

Interrogé au sujet de l’élargissement, Jerzy Buzek a rappelé que ce processus était à la base de la construction de l’Union européenne : « Les pays voisins frappent à la porte de l’UE, c’est le signe de sa réussite.» Il est donc apparu plutôt favorable à de futurs élargissements, à condition toutefois, de respecter les critères de Copenhague. Originaire de Pologne (un pays qui a mis quinze ans à remplir les critères d’adhésion), c’est en connaissance de cause qu’il a pu aborder la question et faire passer un message encourageant pour les pays candidats à l’intégration.

A propos du siège du Parlement européen, le nouveau président s’est montré prudent et a tenu à rester dans son rôle. Il a rappelé que l’organisation de l’Union européenne implique une division des compétences et un partage des responsabilités entre les institutions : « la décision du siège du Parlement revient au Conseil européen, j’aimerais par respect du droit qu’on en reste là pour cette question. »