La Rencontre des Jeunes Européens 2014 : des idées pour une Europe meilleure 

Article publié le 11 décembre 2014
Article publié le 11 décembre 2014

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Les séances RJE (Rencontre des Jeunes Européens) sont l'occasion pour les jeunes citoyens de présenter au Parlement Européen leurs idées sur des problèmes de société. 

Le 2 décembre 2014, quatre jeunes gens ayant participé à la RJE en mai dernier ont proposé quelques unes de leurs idées clés. Elles ont été développé durant la Rencontre et ont été présenté aux membres du comité de l'Emploi et des Affaires Sociales lors d'une séance parlementaire.

Rencontre des Jeunes Européens : un forum où partager ses idées.

Cette année la RJE s'est tenue du 9 au 11 mai à Strasbourg. Ce forum réuni des jeunes Européens de 16 à 30 ans afin de partager leurs opinions sur différents sujets tels que le chômage chez les Jeunes, la révolution numérique, le futur de l'Union Européenne, le développement durable ou encore les valeurs européennes. Cette rencontre a réuni plus de 6 000 jeunes gens venant de toute l'Europe pour faire entendre leurs voix auprès des institutions européennes. De ce fait, le but de cette rencontre était de démontrer la volonté des jeunes Européens de s'engager pour développer un futur rayonnant pour l'Union Européenne.

Les séances étaient principalement consacrées au chômage chez les Jeunes qui affecte tous les pays de l'Union Européenne. D'après Eurostat en septembre 2014 environ 5 millions d'Européens de moins de 25 ans étaient sans emploi dans l'Europe des 28. Ce chiffre diminue depuis février après avoir atteint 5,4 millions.[1] Cependant, l'Union Européenne n'a pas encore récupéré de la crise et les Jeunes sont encore souvent restreint à des emplois peu valorisant et mal rémunérés, et connaissent parfois le pauvreté.

Les propositions faites par les participants

Comme expliqué au Parlement Européen par un des quatre délégués, une des causes principales du chômage chez les Jeune se trouve dans l'éducation nationale. Elle ne dote pas les diplômés des compétences nécessaires pour entrer sur le marché du travail, ce qui crée un fossé entre l'offre et la demande. Par exemple, les jeunes diplômés ne savent pas comment devenir entrepreneur, ni comment avoir accès à des crédits ou à des prêts. Ils décident donc d'abandonner cette perspective professionnelle uniquement à cause du manque de connaissances et de savoir-faire.

Une solution serait de proposer des ateliers afin que les étudiants acquièrent les connaissances et les informations nécessaires pour un travail spécifique selon la matière qu'ils étudient. De plus, un stage faisant parti de leur cursus leur permettrait de compléter leurs connaissances. Il leur ferait gagner de l'expérience professionnelle. En d'autres termes, le stage serait une opportunité pour apprendre et pour se préparer pour un emploi réel. Pourtant le stage est le plus souvent utilisé pour exploiter une jeune main d’œuvre. Les Jeunes ont le droit d'avoir un travail stable et de qualité qui leur permettrait de vivre convenablement.

Il devrait y avoir une législation européenne commune pour garantir de bonnes conditions de travail durant les stages. Il faudrait aussi une base de données centralisées sur les stages afin de connaître les différentes opportunités et conditions de travail. Dernier point, et pas des moindres, la RJE a souligné le besoin d'avoir un salaire européen minimum.

Durant la séance il a aussi été question de l'importance de la mobilité internationale qui ne devrait discriminer un individu à cause de son sexe, de son passé ou de la société d'où il vient. En d'autres termes, l'égalité des opportunités devrait être garantie pour tous au sein de l'Union Européenne, même pour les populations comme celle des Roms qui sont souvent exclues de ces initiatives.

Il serait faux de dire que l'Union Européenne n'a rien fait pour faire face aux problèmes décrits, par exemple elle a créé la « Garantie Jeune » (Youth Guarantee) un programme qui offre la possibilité à un Jeune de travailler ou de se former dans les quatre mois suivant la perte de son emploi ou la fin de ses études. Mais malgré les six milliards d'euros de budget, ce programme n'est pas considéré comme suffisant pour les participants à la RJE qui pensent qu'un investissement plus important doit se faire afin d'avoir un impact significatif sur le chômage des Jeunes. De plus, les quatre délégués ont souligné le besoin d'un « nouveau Plan Marshall », un programme pour sauver l'Europe de cette crise où 2% du PIB devrait être investi dans les 10 prochaines années.

Une chance à saisir

Les membres du comité de l'Emploi et des Affaires Sociales ont reconnu l'importance de tous ces problèmes et ont pris en compte les requêtes et les conseils présentés par les jeunes délégués. Par exemple la députée parlementaire Terry Reintke [ndt : femme politique allemande, membre du parti politique "Alliance 90 / Les Verts"] souligne l'importance de développer des solutions à court et moyen terme plutôt que sur le long terme car c'est maintenant que le problème doit être résolu.

Ce fut une excellente opportunité pour ces Jeunes de se faire entendre et représenter au Parlement Européen. En janvier 2015 six groupes de travail se calquant sur les comités existant se réuniront : Affaires constitutionnelles (AFCO) ; Affaires Étrangères (AFET) ; Culture et Éducation (CULI) ; Environnement, Santé Public et Sécurité Alimentaire (ENVI) ; Libertés Civiles, Justice et Questions Sociétales (LIBE) ; et Industrie, Recherche et Énergie (ITRE).

[1] Voir les articles Eurostat du 01/04/2014 et du 31/10/2014