La politique étrangère de l'Iran : une ligne de conduite contestable ?

Article publié le 7 mai 2016
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Article publié le 7 mai 2016

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Les rois Hamed ben Issa Al Khalifa de Bahreïn et Mohammed VI du Maroc se sont rencontrés au Palais Sakhir à Bahreïn, où ils ont échangé sur la position du régime iranien dans le domaine des affaires étrangères et du Moyen-Orient.

D'après l'agence de presse de Bahreïn, les deux rois ont accusé l'Iran d'ingérence dans les affaires de Bahreïn et du Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe Arabique, et ont également accusé le régime de soutenir le terrorisme international. 

Après que l'Arabie Saoudite a coupé les ponts avec le régime des mollahs, Bahreïn a fait de même en janvier, à la suite d'une attaque du régime dirigée contre des manifestants à Téhéran et à Mashhad. Bahreïn reproche au régime des mollahs de jeter de l'huile sur le feu dans son propre pays en fournissant des armes et des explosifs aux militants chiites qui attaquent les forces de sécurité. Khalid ben Ahmed al Khalifa, ministre des affaires étrangères de Bahreïn, a déclaré dans une interview avec Al-Arabiya qu'ils sont en train de faire passer "un message à l'Iran", selon lequel le pays doit défendre son peuple et ses intérêts dans la région.

Ce n'est pas la première fois que la politique étrangère du régime des mollahs est remise en cause. On sait qu'Ali-Akbar Velayati, l'actuel conseiller du guide suprême de la Révolution islamique Ali Khamenei, défend le dictateur Syrien Bachar al-Assad, responsable du récent bombardement d'un hôpital de la ville syrienne d'Alep. Le régime des mollahs est largement impliqué dans le conflit syrien et soutient les forces de Bachar al-Assad, malgré la déclaration de l'Association européenne pour la liberté en Irak, qui exhorte la communauté internationale à mettre un terme à la présence militaire du régime en Syrie.

Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la résistance iranienne, déclare que la politique étrangère agressive du régime repose sur "trois grands pilliers : l'élaboration d'une arme nucléaire, la répression absolue dans le pays et l'exportation du terrorisme et de l'extrémisme à l'étranger". En outre, Radjavi accuse Téhéran et le régime de belligérance internationale, et affirme que leur pouvoir provient de "l'export du terrorisme", ce qui n'est pas pour rassurer Bahreïn et le Maroc.

D'après Radjavi, Assad est un élément-clé de la suprématie du régime des mollahs ; elle déclare que "si le gouvernement d'Assad est renversé à Damas, le régime iranien suivra sans aucun doute la même voie et s'effondrera à Téhéran".