La musique électro scandinave dans un halo de mystère

Article publié le 25 novembre 2009
Article publié le 25 novembre 2009

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Patrie de la musique pop dans les années 90, la Scandinavie explore de nouveaux territoires plus « électros ». Avec Aqua ou Ace of base en héritage, la scène musicale nordique a su s’ouvrir à d’autres sonorités et elle est tout sauf monocorde.

Il ne se passe pas une année sans que la Suède ne nous balance un de ces impeccables petits tubes bien calibrés et obsédants dont elle a le secret. Reconnaissons qu’au palmarès des ritournelles estivales, faciles à mémoriser, elle reste sans conteste la championne en titre. Pour les dignes héritiers de la pop tout sucre, tout miel, l’affaire aurait pu en rester là. Néanmoins, la source d’inspiration qui a donné lieu à cette variété en vogue dans les années 80 ne s’est pas tarie. Pour s’en convaincre, il suffit de se souvenir de Young folk de Peter, Bjorn et John et de sa célèbre intro sifflotantée ou plus récemment encore, du Breaking it up de Lykke Li.

Ecstasy dope les ventes

De fait, la disco scandinave sait encore surprendre les connaisseurs les plus exigeants. L’écoute d’Ecstasy vous fera l’effet d’un vent chaud vous caressant la joue pendant que les sables mouvants se dérobent sous vos pieds. Après cela, on a tout juste besoin d’un bon remontant bien frappé glacé pour se remettre de ses émotions. Qui dira ensuite que sensualité ne rime pas avec Suède ? Bien que soumis à un traitement de déconstruction ardue et de reconstruction délibérée, ces sonorités, de prime abord, un peu durailles, fleurent pourtant bon la plage et rendent cette musique encore plus appréciable. Le halot de mystère dont s’entoure le duo formé par ces auteurs excentriques qui se font appeler JJ, a la vertu de susciter la curiosité et de doper les ventes.

Des atmosphères plus sombres

(http://www.myspace.com/feverray)Inversement, comme un clin d’œil à la techno la plus minimale, une autre musique scandinave effleure du bout de ses doigts des touches nettement plus sépulcrales. A découvrir ou redécouvrir, le Danois Troels Abrahamsen et Wht (2009) qui vous ramènera aux atmosphères du groupe rock alternatif anglais Radiohead. A l’écoute de Silent shout (2006), les sombres et froids paysages de Suède vous sembleront subitement plus proches…

Nul n’ignore que depuis leur troisième album incendiaire, le duo suédois The Knife occupe le devant de la scène musicale électronique mondiale. Depuis qu’elle opère en solo, Karin Dreijer, l’un de deux membres du groupe, compose des textes lugubres aux rythmes angoissants. Fever ray (2009) amplifie une solennité déjà bien effrayante par le passé. Si vous êtes à la recherche de vous-même et que vous avez besoin d’une lanterne pour avancer dans les méandres ténébreux de votre moi profond, posez donc une bougie sur le rebord de votre fenêtre, dans la plus pure tradition nordique et appuyer sur lecture.

(mbiddulph/flickr)

DJ Trentemøller

Quand on se met à la place de Trentemøller, le DJ européen le plus coté du moment, la frontière qui sépare la musique électronique de la techno-house peut sembler bien ténue. Celui qui a le don d’envoyer sur orbite plus d’un accro de house sait aussi se montrer capable d’insérer des pièces d’une obscure délicatesse authentiquement nordique telle que Miss you… Avec cette petite note d’intimité nouvelle, il vous sera permis de transcender le quotidien afin de vous immerger dans une réalité parallèle.