La mode autrement

Article publié le 22 octobre 2012
Article publié le 22 octobre 2012
Par Pauline Marchand C’est dans un contexte morose que se sont ouverts les Brussels Fashion Days, ce vendredi 19 octobre 2012. Et oui, durant le mois de septembre, de nombreuses grandes enseignes belges (Olivier Strelli, Luc.Duchene, Christophe Coppens entre autres) ont été contraintes de fermer leurs portes pour cause de faillite.
Heureusement, certains visionnaires avaient anticipé les problèmes en développant des initiatives visant à rendre la mode plus accessible et à diminuer son impact environnemental!

C’est avec une heure de retard que se sont finalement ouverts les Brussels Fashion Days. La foule hétéroclite présente a pu découvrir de nombreuses collections de jeunes créateurs belges, ainsi que des œuvres photographiques. Envie de vous faire coiffer, maquiller ou encore de boire une petite Vedett ? Pas de problème, les organisateurs avaient tout prévu! Plus tard dans la soirée, le défilé a enfin pu commencer : pendant trente minutes, les mannequins se sont succédés portant les créations de Natan ou encore de Jean-Paul Knott.

Lors de cet évènement, la foule était bien présente. Cependant, pour la plupart des gens, le monde de la mode semble fort éloigné de leur réalité. Ce sentiment est d’autant plus présent en tant de crise : comment s’intéresser à la mode lorsqu’on est à découvert? C’est en réponse à ce constat que de nombreuses initiatives fleurissent ça et là… Ces dernières semblent vouloir partager la mode de façon plus accessible.

C’est en Suède qu’est née une nouvelle idée : la Langarderoben, ou la « bibliothèque de vêtements ». Le concept a été créé par quatre femmes lors de la Fashion Week de Stockholm en 2011. Elles ont constaté qu’en moyenne un vêtement sur deux achetés n’était pas porté et que la consommation vestimentaire ne cessait d’augmenter : en 1994, un Suédois achetait en moyenne 9 kg de vêtements par an, contre 24 kg actuellement. Elles ont donc pensé à une solution économique et écologique. Les adhérents payent une cotisation annuelle et en échange ils peuvent emprunter des vêtements pour une durée limitée. Ainsi, ils ont accès à de nombreux modèles et peuvent sans cesse réinventer leur style, sans pour autant vider leur portefeuille. Le concept a déjà été repris dans d’autres pays européens comme la Grande-Bretagne.

A Bruxelles, il est également possible de penser la mode à petit prix et de façon durable. Il existe de nombreux magasins "vintages" et de seconde main, notamment près de la rue des Chartreux. On peut également se rendre, tous les premiers dimanches du mois, au « Vintage Market » qui prend place aux Halles Saint-Géry. L’entrée est gratuite et on y trouve toutes sortes de merveilles.

Vous l’aurez compris, pas besoin d’avoir le portefeuille de Paris Hilton pour s’acheter des vêtements tendance… Grâce à l’initiative de ces jeunes entrepreneurs, vous pouvez désormais ressembler à Gisele Bündchen sans vous ruiner et tout en préservant l’environnement.