La Masseria delle Allondole (Le Mas des Alouttes)

Article publié le 8 novembre 2007
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Article publié le 8 novembre 2007
Italie, Bulgarie, Espagne, France (2007) : Paolo y Vittorio Taviani Directeur : Paz Vega, Moritz Bleibtreu, Ángela Molina Interprètes a été la responsable d’ouvrir cette année le Festival de Cine Europeen qui a lieu à Seville.
Cette co-production dirigée par les frères Taviani compte avec la présence de deux actrices espagnoles parmi la distribution: Paz Vega (protagoniste du film) et Ángela Molina.

Le mas des alouettes

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Situé dans la Turquie de l’annee 1915, c’est un film de trame historique mais avec une certaine tournure actuelle, puisque il raconte une histoire qui, malheureusement, parait condamnée à se répéter. L’axe principal du film est le génocide arménien aux mains des turcs, l’histoire adjacente, comme dans les autres films du festival, l’amour (que le spectateur décide quelle ligne d’entre les deux est la principale et quelle est la complémentaire). C’est la première fois que des réalisateurs étrangers racontent l’histoire de ce génocide et, selon les frères Taviani, le gouvernement turc a essayé d’exercer sa pression sur eux pour que le film ne sorte pas. C’est pour cette raison que le film a dû se filmer en Bulgarie, pays co-producteur. Selon les mots de Paolo Taviani pendant un entretien pour : “La Turquie veut entrer dans l’Union Européenne. Nous n’avons pas l’inténtion de nous entremettre dans les affaires des autres états. Mais nous, comme membres de l’Europe des 27, devons leur demander qu’ils reconnaissent le génocide arménien”.

El País

Les directeurs affirment que, ailleurs de l’opinion du public, ils se sentent très fiers du film, parce que la République d’Arménie, leur a concédé un prix pour montrer la “souffrance” de ce peuple. Le film essaie de montrer, au milieu de la barbarie, un rayon de lumière porté par les personnes prêtes à rompre les règles, l’amour, la folie, la bonté et, a l’occasion, la peur terrible qui amène les personnes à faire quelque chose qui pourrait aider à sauver leurs vies ou celles de leurs parents, bien que ça puisse blesser ses propres amis; en conséquence, la faute et le remords sont parmi les sentiments le plus récurrents dans cette histoire. Un petit commentaire contre le film: les acteurs exagérent, parfois on dirait plus une oeuvre de théâtre qu’un film. Spécialement le rôle que fait la femme du Colonel donne une impression comique alors qu’il est dramatique.

Sara Domínguez Martín

Traduit par

Patricia González Bermúdez