La Hollande, victime de la guerre en Afghanistan

Article publié le 22 février 2010
Article publié le 22 février 2010

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

La question brûlante de l'engagement militaire en Afghanistan a eu raison de la grande coalition aux Pays-Bas. En cas d'élections anticipées, la presse redoute une montée des populistes de droite.

Trouw - Pays-Bas : Tapis rouge pour Wilders

«Avec leur défaite, il fait le jeu des populistes »

Dans le conflit relatif à l'intervention en Afghanistan, les chrétiens-démocrates (CDA) et le Parti social-démocrate du travail (PvdA) ne poursuivent que leurs propres intérêts, critique le quotidien Trouw. Cela arrive à point nommé pour le Parti de la liberté (PVV), un parti populiste de droite qui pourrait devenir la deuxième force au Parlement néerlandais : « La position du PvdA, avec sa tradition internationale, est très décevante. On dirait que ce parti lorgne, avec anxiété, un peu trop sur les sondages des populiste de droite et de gauche, qui n'ont ni chef ni argent pour combattre l'extrémisme violent dans le monde. Avec leur défaite, il fait le jeu des populistes. Les félicitations adressées par le leader du PVV [Geert] Wilders au [social-démocrate Wouter] Bos en disent long. … Car étant donné qu'une nouvelle coalition CDA-PvdA est pour ainsi dire exclue, la constitution d'un cabinet PVV devient plus vraisemblable. Pour beaucoup, c'est une vision d'horreur. Le leader du PvdA et du CDA n'ont jusqu'à présent rien fait de notable pour voir au-delà de ces conséquences. »

(22.02.2010)

La Vanguardia - Espagne : Pas de retrait Européen en vue 

Après la chute de la coalition néerlandaise, le quotidien progressiste La Vanguardia spécule sur les conséquences politiques que celle-ci pourrait avoir sur d'autres pays européens : « Il semble jusqu'ici que l'exemple néerlandais n'a pas de conséquences sur les autres alliés européens. La résistance à la guerre en Afghanistan en Allemagne et en France n'est pas forte au point de provoquer un effet domino à court terme. En ce moment, le président [américain Barack] Obama peut encore faire confiance à Berlin et Paris, et naturellement à Londres. Une défaite de l'alliance lors de l'offensive dans la province de Helmand ou un retrait de l'armée pakistanaise pourraient compliquer le scénario dans la région asiatique. »

(22.02.2010)

De Tijd - Belgique : La politique d'austérité mise à mal

(eurotopics)La chute du gouvernement du Premier Ministre néerlandais Jan Peter Balkenende arrive au plus mauvais moment possible de la crise économique, écrit le journal économique De Tijd : « 35 à 40 milliards d'euros de plus doivent être économisés afin d'atteindre les objectifs de réduction du déficit budgétaire que les Pays-Bas ont promis à l'UE. Avec la chute du gouvernement, les prochaines élections et les futures négociations de coalition, on aboutira à ce que les interventions nécessaires interviennent dans les faits au plus tôt après les vacances d'été. Ce ne sont pas des nouvelles encourageantes pour l'économie néerlandaise. Celle-ci attend avec impatience qu'un grand programme de relance soit enfin entrepris. Mais la cure d'oxygène de l'économie néerlandaise tardera probablement à arriver. »

(22.02.2010)

Foto: ©Remko Tanis/flickr