La France s’emmerde et l'Europe ne réagit pas

Article publié le 30 janvier 2009
Article publié le 30 janvier 2009
Chargé d’ironie, le discours de ce citoyen français remet en question que la grève générale en France du 29 Janvier se soit basée sur des réclamations légitimes contre la précarité de l’emploi plutôt que sur l’ennui de la société française. Ceci dit, il existe une deuxième lecture de la vidéo.
Trois mois la révolte de Mai 68, en Mars 1968, Pierre Viansson-Ponté avait publié un article dans le quotidien dans lequel il parlait de la situation de conformisme en France. Peu après, peut-être par esprit de contradiction, nous avons vécu ce que nous avons vécu.

Vidéo dans laquelle un citoyen français explique combien s’ennuie la France. Nous vivons une journée de grève générale. Des manifestations et de grèves sectorielles contre la précarité de l’emploi se sont aussi produites en Allemagne, en Grèce et même au Royaume Uni, où l’organisation professionnelle des journalistes a fait un arrêt de travail en solidarité avec ses collègues de profession français. Le Monde

La France s'ennuie envoyé par MALSAPE-PARIS La récente grève générale en France se a recueilli des résultats ambigus. Elle n’a pas paralysé le pays, mais elle a poussé plus de deux millions de français à se manifester dans la rue. En même temps, des collectifs britanniques, comme celui des journalistes, se sont solidarisé depuis le pays de la flexibilité par excellence. La Grèce et l’Allemagne ont aussi accompagné dans cette journée de protestes. Le plus paradoxal dans ce mouvement social transeuropéen inédit c’est qu’en Espagne il n’y a eu ni grève ni manifestation malgré le fait de constituer le pays qui présente le plus grand taux de précarité de l’emploi dans l’Union : 30% face au 16% de la moyenne communautaire. Le Parti Socialiste Européen, qui essaie de vendre aux européens son concept de Nouvelle Europe Sociale, ainsi que la Gauche Unitaire Européenne, qui compte avec le vent de la crise en sa faveur, ne semblent pas mobiliser tout à fait les travailleurs vis-à-vis des élections européennes imminentes. Les gauches ne parviennent pas à incarner la lutte contre les préoccupations des travailleurs, tandis que chez la droite on se lance sans complexe pour atteindre la tête de la Commission européenne, comme cela vient d’être le cas du premier ministre hollandais, Jan Peter Balkenende, qui veut briguer la présidence face à un autre conservateur : José Manuel Durão Barroso.