La fin de la filière nucléaire d’AREVA

Article publié le 31 juillet 2015
Article publié le 31 juillet 2015

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Cela fait plusieurs semaines que l’Elysée a donné son feu vert pour la reprise programmée de la branche nucléaire de l’entreprise publique par EDF. Cette derniere devenant, ainsi, le seul opérateur en la matière.

L’objectif poursuivi est avant tout, pour l’Etat, de mettre fin à une période crise grave dans le secteur de l’énergie en France. L’affaire avait été relayée largement par les médias et nécessitait une résolution rapide. C’est ce qu’a affirmé le ministre de l’économie, Emmanuel Macron : « L’objectif est de donner une stabilité, une pérennité à la filière nucléaire qui est une filière d’avenir en France et à l’international ». Le chiffre d’affaires d’AREVA accusait une perte de 4,8 milliards d’euros  et seule une intervention massive d’EDF dans son capital a été jugée pertinente pour la sauver de la faillite.

« On a essayé de transformer la situation actuelle en opportunité » a expliqué Jean-Bernard Levy, Président Directeur Général d’Edf. Il a souligné la vocation de l’énergéticien à devenir l’actionnaire majoritaire d’AREVA. Toutefois, cette dernière continuera d’occuper une place importante au sein des organes décisionnels de la filière nucléaire. Un rôle assuré grâce à sa participation à hauteur de 25% du capital.

EDF a déjà en tête un programme pour l’avenir de la filière. De nombreux projets sont toujours en étude comme les EPR britanniques. En outre,  l’énergéticien envisage d’ouvrir son capital à des partenaires étrangers, notamment chinois ou japonais comme Mitsubishi. Un chantier imposant attend donc l’entreprise publique.