La culture 2.0 au musée MIMA

Article publié le 19 décembre 2016
Article publié le 19 décembre 2016

Après un immense succès – 250.000 visiteurs en 4 mois - l’exposition temporaire CITY LIGHTS du MIMA est prolongée jusqu’au 24 décembre 2016. C’est l’occasion de voir la culture 2.0 au MIMA avant que le musée ne ferme jusqu’en février 2017 pour rouvrir ses portes avec une autre exposition temporaire.

Le MIMA (Millennium Iconoclast Museum of Art), fondé en avril de cette année, se situe au Quai du Hainaut à Molenbeek, le long du canal. En plus de l'exposition permanente se situant au deuxième étage, l'exposition temporaire CITY LIGHTS réunit les oeuvres de cinq artistes américains qui se sont fait d'abord connaître dans la sphère publique: Maya Hayuk, Momo, Swoon et le duo Faile. Rassemblés pour la première fois dans un musée européen, ces artistes sont une bonne représentation de la culture 2.0 grâce à leur originalité et leur manière de s'emparer de l'espace d'exposition pour créer leurs installations. 

Lorsque le visiteur franchit les portes du MIMA, la première installation qu'il voit est celle de Caledonia Dance Curry, aussi prénommée Swoon. Celle-ci choisit de mettre ses oeuvres au sous-sol du musée - et cet espace convient parfaitement à ses installations: Généralement, Swoon expose ses oeuvres dans la rue, ce qui la fait connaître de manière internationale. De plus, elle choisit des places abandonnées ou en ruine pour les rendre plus vivantes. Comme technique, Swoon utilise des dessins gravés sur du linoléum qui sont ensuite imprimés sur du papier. Ensuite, ils sont peints à l'acrylique. Cette technique permet à ses dessins de se fondre avec ce qui était déjà sur le mur, par exemple des graffitis.

Une fois sorti du sous-sol, le visiteur se dirige vers les escaliers pour atteindre le premier étage qui abrite les installations du duo d'artistes de Brooklyn Faile, composé de Patrick McNeil et Patrick Miller. Contrairement à Swoon, Faile n'utilise pas que du papier pour ses oeuvres, mais plutôt une multitude de supports qu'il installe dans la rue et dans les institutions. Les oeuvres de Faile touchent à la consommation de masse, mais aussi à la religion et à l'influence des médias. Une des oeuvres les plus imposantes de l'exposition est sans doute l'installation Wishing On You de 2015, qui a été placée au Times Square de New York. Il s'agit d'une grande sculpture s'inspirant d'un moulin à prière asiatique. Les visiteurs ont le droit de toucher cet oeuvre.

Cependant, Faile n'est pas le seul à exposer des énormes installations. Toujours situé au premier étage du musée, Momo fait aussi partie de ceux qui s'approprient leur espace. Ses oeuvres pour CITY LIGHTS regroupent la deuxième et troisième dimension en une seule installation. Momo joue avec les couleurs criardes et les formes géométriques. Ses oeuvres sont claires, concises et nettes malgré leur largeur. 

Finalement, le visiteur monte au deuxième étage, où se trouve une salle entièrement recouverte de couleurs différentes au sein de plusieurs formes géométriques. Même les fenêtres sont colorées et laissent entrer de la lumière rose, bleue et jaune. L'installation laisse penser à une oeuvre de Momo, mais non, c'est bien celle de Maya Hayuk. L'artiste a d'abord été photographe pour ensuite s'immerger dans le monde de l'art en tant que peintre et muraliste.

Enfin, le visiteur arrive à l'exposition permanente qui regroupe d'autres oeuvres de Swoon en plus de celles au sous-sol, ainsi que des tableaux, peintures et sculptures provenant de différents artistes. Cependant, cette exposition est loin d'être aussi impressionnante que CITY LIGHTS. Au moins, le visiteur a accès au toit du musée qui donne sur une belle vue du canal et de la ville de Bruxelles.