La crise s'invite dans les discours des dirigeants européens

Article publié le 30 octobre 2008
Article publié le 30 octobre 2008
De la Bulgarie à l’Allemagne, les hommes politiques européens analysent les conséquences de la crise de la finance mondiale. Quid des dernières déclarations ?

(Bertelmans Stiftung)« Nous ne pouvons pas encore affirmer quelle sera l'ampleur et la durée de la crise financière mondiale » - 26 octobre - La chancelière allemande Angela Merkel pousse à la création d'une nouvelle « constitution financière », dans le cadre de laquelle les économies émergentes et industrialisées interagiront de manière efficace pour surmonter la crise. Le géant chinois entre en jeu.

(batheq/flickr)« La crise mondiale a montré qu'il est plus sûr d'être avec les puissants, parmi les puissants et d'avoir une influence sur les décisions des puissants » - 27 octobre - Donald Tusk, Premier ministre polonais, souhaite que son pays entre rapidement dans la zone Euro, mais il doit compter avec le soutien du principal parti d'opposition (pour pouvoir réformer la Constitution) qui actuellement le lui refuse. Tusk n'écarte pas la possibilité de recourir à un référendum pour atteindre son objectif.

(Commission européenne)« Il n'y a pas de risques systémiques pour les banques en Bulgarie. Les dépôts en Bulgarie sont les mieux garantis en Europe » - 17 octobre - Le Premier ministre bulgare, Serguei Stanishev, se montre déterminé face à la crise financière mondiale. Son gouvernement affirme qu'aucune banque du pays courre le risque de se déclarer insolvable, alors même qu'il augmente le fonds de garantie pour les dépôts des particuliers de 20.000 à 50.000 euros, en cas de faillite d'une institution.

(Commission européenne)« La crise économique peut être l'opportunité de réconcilier les Européens avec l'Europe ». « L'Union européenne qui inquiète, si elle se met d'accord, pourrait devenir l'Union européenne qui protège » - 16 octobre - Le Président français de l'Union européenne, Nicolas Sarkozy, souligne l'importance de doter l'UE de nouvelles institutions puissantes et espère que d'ici le mois de décembre tous les membres de l'Union aient ratifié le traité de Lisbonne, à l'exception de l'Irlande, qui à cette date doit avoir trouvé une solution pour l'approbation du texte.

(Commission européenne)« Nous continuerons à travailler avec nos partenaires pour surmonter les incertitudes actuelles » - 15 octobre – C’est qu’affirme le Premier ministre irlandais Brian Cowen, au sujet du plan que va présenter son gouvernement pour débloquer le traité de Lisbonne, qui envisage des institutions plus fortes pour l'Union européenne, ce qui est indispensable dans des situations de crise comme celle d'aujourd'hui, selon Cowen.