La coqueluche de ses dames

Article publié le 14 mars 2011
Article publié le 14 mars 2011
par Boris De Vaere Entouré de ses collègues féminines, Marc Tarabella fait en effet partie des heureux élus du Parlement européen. L’eurodéputé belge a rejoint, en 2009, la “Commission Femmes” qui ne compte aujourd’hui que quatre hommes.
Pour son deuxième mandat, il tenait tout particulièrement à augmenter le quota masculin dans cette Commission qui ne comptait que deux hommes lors de la législature précédente. Un choix qu’il ne regrette bien sûr pas.

Pour Marc Tarabella, la présence de la gente masculine est essentielle dans la “Commission Femmes”, « ce sont souvent les hommes qui sont les auteurs des discriminations », affirme le député européen. C’est pourquoi, il déplore la situation actuelle, « nous sommes trop peu d’hommes pour être efficace », raconte le Belge. L’eurodéputé raconte son expérience personnelle pour démontrer le type d’idées reçues qui circulent, « quand j’ai rejoint le Parlement européen, j’étais excité de travailler dans cette Commission, certains ont rigolé et m’ont demandé ce que j’allais foutre dans cette commission, mais j’avais vraiment envie de faire ça », explique l’eurodéputé.

Sociologue de formation, Marc Tarabella estime néanmoins que même si les hommes sont sous-représentés dans sa Commission, ça ne le dérange pas personnellement. « Est-ce que j’oserais dire que mes collègues dans mon groupe me chouchoutent », demande-t-il avec humour, « je ne dis pas que je suis leur mascotte, mais il y a un regard qui est tout à fait différent de la part de mes collègues femmes en réunion d’un groupe de travail, sur douze, je suis le seul homme. Mais ce n’est pas vraiment un inconvénient, disons que c’est une minorité qui me convient bien », poursuit le Belge. De plus, Marc Tarabella estime que les femmes qui l’entourent dans la Commission lui permettent d’avoir un regard différent sur certaines problématiques, « elles répercutent la sensibilité des femmes qu’elles sont et qu’elles ont été. On peut être sensible et attentif, mais c’est bien d’avoir un contact avec des femmes qui permet de mieux appréhender certains problèmes », ajoute-t-il.

L’homme originaire de Anthisnes, commune rurale de la Région wallonne, estime qu’il s'investi complètement dans chacune des Commissions qu’il occupe. Cependant, il reconnaît que c’est par son travail de rapporteur dans la “Commission Femmes” qu’il a connu le moment le plus émouvant de sa carrière politique. « J’ai été l’auteur d’un rapport sur l’accès aisé à la contraception et à l’avortement, on m’avait prédit d’être battu, mais j’ai foncé. C’est passé par 361 voix contre 237, un grand écart ! Après le vote, les gens se sont retournés et m’ont applaudi, pas tous… mais c’était quand même un grand moment d’émotion. Parce que je préférais être battu avec les honneurs que de faire passer à l’unanimité un rapport en gommant des passages qui font débat », explique-t-il gaiement.

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