La communauté hindoue sous toutes ses couleurs

Article publié le 30 septembre 2015
Article publié le 30 septembre 2015

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

La communauté Tamoule et hindoue de Palerme a célébré la naissance de la divinité qui représente les surmontées d’obstacles ainsi que la chance, Ganesh. Voici le photo-reportage.

À Palerme vit la plus grande communauté Tamoule d’Italie, composée de presque 8 mille personnes qui sont des réfugiés ayant fui la guerre civile au Sri Lanka. Il y a quelques jours de cela, de retour à la maison, je décidais de parcourir la rue à laquelle s’accoste la mer et, ayant rejoint le quartier Arenella, j’entre alors dans un incendie spectaculaire de couleurs accompagné de danses et de chants. Il s’agit de la Fête de Ganesh, la divinité hindoue qui représente les surmontées d’obstacles et qui est invoquée avant de commencer toute activité, rite ou travail que ce soit.

Durant cette journée, la communauté célèbre la naissance de Ganesh : le « Seigneur de bonne augure » et fils de la trinité hindoue Shiva, Vishnu et Brama. La fête traditionnelle équivaut plus ou moins à notre Noël durant laquelle les trois grandes communautés hindoues mauriciennes de la ville : Marathi, Tamil et Télougou se rencontrent afin de célébrer l’arrivée de Ganesh sur Terre.

Selon le calendrier indien, c’est le quatrième jour de la nouvelle lune (environ fin septembre, le 23 de cette année) que commencent les célébrations qui durent cinq jours et qui se terminent avec la réunion des trois communautés qui, en procession, se tournent vers la plage d’Arenella sur laquelle il est habituel de brûler des statues de Ganesh dans l’eau.

Portées sur les épaules de deux fidèles, elles sont ensuite laissées à flot sur la mer d’après une signification précise, comme l’explique Savita Devi Bhugoowan : Comme Ganesh vint sur Terre, nous le laissons dorénavant s’en aller vers l’Eternité. Avant immolation et durant les cinq jours en son honneur, l’on cuisine et l’on offre des gâteaux ainsi que des fruits qui sont consommés par toute la communauté le dernier soir, sans oublier le riz et 7 différentes variétés de légumes. Ces traditions religieuses minutieusement suivies par les fidèles hindous et auxquelles les mauriciens sont très attachés, sont jalousement gardées.

Et pourtant, malgré leur religion traditionnelle, ils ont su apprendre et vivre avec les traditions catholiques du territoire : la première est Sainte Rosalie, en l’honneur de la ville qui les accueille mais aussi « car », comme ils le disent si bien, « le Seigneur est le même, nous sommes dévoués à Sainte Rosalie ».

En effet, ce n’est pas si étrange que cela de rencontrer des groupes de mauriciens qui se rassemblent à la traditionnelle « acchianata » en l’honneur de la Sainteté. À trente années de différence depuis leur arrivée, les communautés religieuses agissent également comme des associations culturelles impliquées quotidiennement dans la lente et graduelle intégration des enfants nés à Palerme en particulier.

Retrouvez toutes les photos sur le blog de Sonja Burgì.

_

Publié par la rédaction locale de cafébabel Palermo.