Kocho Andonovski: le discours de haine est tout un sport national en Macédonie!

Article publié le 21 juin 2014
Article publié le 21 juin 2014

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Dans le mi­lieu de la ca­pi­tale de Ma­cé­do­nie, en par­ta­geant un bâ­ti­ment avec le Co­mité des Droits d'Homme Hel­sinki en Ma­cé­do­nie, le Centre LGBT á Skopje a ­trouvé son place sous le so­leil. Là, sous sur­veillance vidéo à cause des at­taques au Centre, une pe­tite bande d'ac­ti­vistes lutte contre l'ho­mo­pho­bie. 

Écrit par: Maja Rich­ter­moc, Dejan Zonjić, Ne­manja Ata­na­si­jević, Va­le­rie Schreurs, Mi­guel Cha­morro Franco Photo par: Dejan Zonjić

Dans le mi­lieu de la ca­pi­tale de Ma­cé­do­nie, en par­ta­geant un bâ­ti­ment avec le Co­mité des Droits d'Homme Hel­sinki en Ma­cé­do­nie, le Centre LGTB á Skopje a trouvé son place sous le so­leil. Là, sous sur­veillance vidéo à cause des at­taques ré­cents, une pe­tite bande d'ac­ti­vistes lutte vaillam­ment contre l'ho­mo­pho­bie. En Ma­cé­do­nie, le peuple en géné­ral connaît bien le pro­blème mais il ne le dé­nonce pas. Nous sommes allés au seul centre LGTB dans le pays et nous ont dis­cuté de leur pro­blèmes avec le chef du Centre, Kocho An­do­novski.

La Haine comme moyen d'union cultu­relle.

“Le Centre LGTB à Skopje est le moyen d'union cultu­relle plus ef­fec­tive en Ma­cé­do­nie - c'est le seul moyen à tra­vers du­quel les Al­ba­nais et les Ma­cé­do­niens se joignent - pour haïr les ho­mo­sexuels.” C'est comme notre hôte, Kocho An­do­novski, a dé­crit le rôle de la com­mu­nauté LGTB en Ma­cé­do­nie au­jour­d'hui.

Pour­tant, le Centre n'a pas une très longue his­toire, il s'a éta­bli en 2012 comme un ex­ten­sion du Co­mité des Droits d'Homme Hel­sinki. Ce­pen­dant, ils ont été pre­sente dans le pays of­fi­cieu­se­ment il y a 20 ans, en tra­vaillant pour áme­lio­rer les droits de la com­mu­nauté LGTB. L'en­vi­ron­ne­ment so­cio­po­li­tique en Ma­cé­do­nie du­rant les 10 der­nières an­nées a frappé ne­ga­ti­ve­ment l'ac­cueil et la po­si­tion po­li­tique de la com­mu­nauté LGTB. Bien que l'ho­mo­sexua­lité a été re-le­ga­lisé et le Loi de la Fa­mille a été mise en place en 1996, le Centre a subi ré­cem­ment trois at­taques et un double-at­ten­tat qui pour­rait être classé comme ter­ro­riste. Les ac­cu­sés de ces at­taques neánmoins n'ont été pas jugé jámais.  

An­do­novski croit que le changé po­li­tique après 2008 a y for­ti­fié le na­tio­na­lism et les va­leurs tra­di­tio­nals, et cela, par consé­quent, a sus­cité plus d'ho­mo­pho­bie et de dis­cours de haine dans le pays. Meme si quelques par­ties du par­li­ment ont fait par­tie de son pro­jet la pro­tec­tion des droits de la mi­no­rité (les droits du groupe LGBT), jus­qu'à ce mo­ment, ils n'ont pour­suivi pas ceci ac­ti­ve­ment. C'est pour cela que le Centre n'ont pas des liens avec l'état ou des ins­ti­tu­tions, donc, il ne re­çoit aucun sou­tien fi­nan­cier d'état. An­do­novski croit que le seul chose qui main­tient les ré­formes vives est le proc­cés d'in­te­gra­tion Eu­ro­péen, ce qui y per­met nou­velles pen­sées. Sans les grands ef­forts de ses em­ployés et ses vo­lun­teers, le Centre n'au­rait guère de chance de réus­site. 

Un pro­jet à suc­cès mal­gré le manque de fonds

Le Centre a été fi­nancé prin­ci­palment par le Col­lec­tive de Si­grid Rou­sing de Londres, mais ils ont aussi le sou­tien fi­nan­cier du pu­blic. L'ar­gent col­lecté est de­pensé dans ses pro­jets prin­ci­paux, en­vi­ron 3-4 par an. En outre, le Centre a des liens avec des autres ONGS et des autres or­ga­ni­sa­tions pu­bliques, toutes en Ma­cé­do­nie et á l'étran­ger.

Le Centre LGTB á Skopje a deux but prin­ci­paux: ap­puie la com­mu­nauté LGTB; et l'im­ple­men­ta­tion des droits ci­vils Eu­ro­péens. Son tra­vail est clas­si­fié en quatre groups de sou­tien qui ont leurs propres dy­na­miques et leurs propres fonc­tions. Le Group Trans est très actif, mais la plu­part de ses membres ne ­viennent pas de Skopje et ils ap­par­tiennent à la classe pauvre de la so­cieté, donc ils ne peuvent pas ar­ri­ver que quand leurs frais sont cou­verts. Le Groupe Les­bien/Fe­mi­nist est le plus actif et il a plu­sieur liens avec des autres or­ga­ni­sa­tions pu­bliques dans le pays. La ma­jo­rité des membres du Groupe Gay viennent de Skopje, donc ils peuvent se rendre au Centre tous les jours. Ils y or­ga­nisent plu­sieurs dé­bats et dis­cus­sions. Un exemple se­rait le “Débat de Chim-sex”, le­quel dis­cute au sujet du sexe sans pro­tec­tion après le consom­ma­tion de drogues. L'un de ces groupes vise à joindre des pa­rents pour les aider à avoir une meilleure re­la­tion émo­tion­nelle avec leurs fils ho­mo­sexuels. 

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