Katrína Neved’alová, du bloc communiste au Parlement européen

Article publié le 24 avril 2011
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Article publié le 24 avril 2011
par Alice Préat Joyeuse et sûre d’elle, Katarína Neved’alová découvre le Parlement européen pendant que son pays découvre l’Europe. Cette eurodéputée slovaque de 28 ans représente la jeunesse des pays de l’Est, ayant vécu la fin du communisme et leurs débuts dans l’Union européenne.
Membre du parti SMER-Sociálna demokracia, elle a rejoint le groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen.

« C’est comme Le diable s’habille en Prada, tout le monde veut ce job, mais c’est très rude si on veut le faire à fond. » Une tâche ardue, que d’être députée, et le fait d’être jeune ne la rend pas plus facile. « Parfois, certaines personnes pensent que je suis une assistante et se demandent, dans l’hémicycle, pourquoi je suis assise à la place de mon député. Les jeunes doivent souvent prouver qu’ils savent de quoi ils parlent. »

Un air de liberté

« Si vous demandez, en Slovaquie, quelle institution inspire le plus de confiance, la réponse n’est pas le Parlement national ou les ministres, mais le Parlement européen ». Malgré un faible taux de participation aux votes, la Slovaquie est un des pays qui voit une forte évolution dans les mentalités. « Il ne faut pas oublier que le Communisme a régné pendant des décennies dans mon pays. Les gens ne pouvaient pas voyager, et soudainement il n’y a plus de frontières. » Un sentiment particulièrement présent vis-à-vis de leur voisin, l’Autriche. « Bratislava est à cinq kilomètres de la frontière. L’Autriche, tellement proche, était un symbole de liberté. Et maintenant, nous faisons partie de l’Union, tout comme nos voisins : c’est un sentiment d’égalité qui est fortement ressenti à travers le pays. »

Des racines solides

À sept ans, Katarína Neved’alová vit la fin du communisme en Slovaquie. Environs vingt ans plus tard, elle se fait élire au Parlement européen. « Il y avait cinq sièges et j’étais cinquième. C’était beaucoup de travail et un peu de chance. » Une carrière qui a débuté, comme pour beaucoup de jeunes politiques, en tant qu’étudiante. Ses parents l’ont toujours considérée comme une jeune fille indépendante, et elle a tout fait pour l’être. « Et ils sont réalistes. Ils veillent à ce que je garde mes deux pieds sur terre et je les remercie, pour ça. » Une famille et des amis sur lesquels on peut compter, c’est donc ça la solution ? « On peut vivre où on veut, mais ils faut avoir des gens à aimer et qui vous aiment. Ils sont votre chez-vous. Un endroit imaginaire où on peut se réfugier. »