Journaliste, un métier à risque

Article publié le 27 mars 2012
Article publié le 27 mars 2012
Par Alfonso de Cea L’expansion du marché des médias menace un métier toujours en crise. Comment travaillent les journalistes aujourd’hui? Quelles sont les contraintes des moyens traditionnels par rapport à l’internet? Quand est-ce qu’il y aura une réelle défense de la profession et de la qualité de l’information?

Internet, une réelle menace

Le métier de journaliste a d’abord subit la crise technologique en 2001, avant de connaître la crise financière de 2007. L’origine du problème est de ne pas avoir su s’adapter au quatrième média: l’internet. L’information est de plus en plus bon marché et mal payée. Selon l’AGJPB (Association Générale des Journalistes Professionnels de Belgique), on recense 18% de journalistes sous statut d’indépendant.

Sheila G., Services Audiovisuels au Parlement Européen, déclare : « L’ internet est l’ami qui s’interpose dans les conflits. Les moyens traditionnels ont à créer une vraie stratégie pour adapter ses produits à l’ ère digitale. Même avec une modification du métier, être journaliste et consommer de “l’info” sont des activités en crise constante. La population consomme moins de médias d’information, journaux ou sites de nouvelles. Pourquoi? Parce que le journaliste a un 'background', un bagage culturel, une éducation différente de celle du reste de citoyens».

Un changement rapide du paysage médiatique

Les journalistes connaissent actuellement une période de concentration des médias, d’une réduction des personnels dans les salles de rédaction ou de fermetures des groupes de communication. La FIJ (Fédération internationale des journalistes) annonce "qu’en ces temps difficiles, il est important que les journalistes puissent jouer leur rôle fondamental d’observateurs et de reporters indépendants. On est dans une ‘spirale du déclin’ des normes journalistiques et, avec elles, du contre-pouvoir que représente le journalisme dans les sociétés démocratiques».

Bruxelles est la bulle européenne, une destination de couverture de sujets sur l’Europe et ses institutions. Pour les journalistes stagiaires au Parlement comme Sheila, on pourrait dire que le travail est totalement diversifié. Cependant, dans la plupart des cas, un rédacteur doit faire 3 ou 4 tâches en même temps pour en fin de compte gagner le salaire minimum.