Iratxe García Pérez: « Les libéraux ont été le parti charnière pendant ce mandat »

Article publié le 26 janvier 2009
Article publié le 26 janvier 2009
Elle est jeune, ne manque pas d’envie de répéter l’expérience un deuxième mandat en tant qu’eurodéputée socialiste et conserve sa lucidité quant à l’influence de son parti au Parlement. Micro entretien avec Iratxe García Pérez à trois mois des élections européennes et avec l’échec des socialistes en Allemagne sur fond d’écran.Quel est le principal défi de la démocratie européenne ?
Avancer sur les aspects sociaux et dans le monde du travail : égalité des droits des travailleurs en Europe et égalité de genre.

Comment mobiliser les électeurs européens pour les prochaines élections européennes ?

En parlant de sujets européens qui touchent les intérêts nationaux.

Seriez-vous d’accord pour que les socialistes fassent campagne tout en présentant un candidat symbolique à occuper la présidence de la Commission européenne ?

Ce n’est pas la priorité. Ce qui doit souder la famille socialiste ce sont les idées et un programme électoral comme le manifeste que nous venons d’approuver.

S’il devait y avoir d’avantage d’Europe, quel domaine choisiriez vous ?

Celui de la politique migratoire.

Flexibilité ou sécurité ?

Fléxicurité.

Constitution ou Traité ?

Le nom importe peu. Le Traité de Lisbonne est nécessaire pour le fonctionnement d’une Europe élargie.

Avec qui il est plus facile d’arriver à des accords parlementaires ?

Quand il s’agit de sujets liés aux Droits de l’Homme et la politique sociale c’est la gauche avec les libéraux. En matière économique, ces derniers avec la droite. Les libéraux ont joué le rôle de parti charnière ce mandat.

Quelle qualité voulez vous voir dans le prochain président de la Commission européenne ?

Qu’il insiste sur la politique contre le changement climatique, sur la politique énergétique, migratoire et sociale, et surtout qu’il soit à l’écoute des citoyens et du parlement autant ou plus que des chefs d’État et de gouvernement.

Un auteur européen no espagnol auquel vous êtes accro ?

José Saramago. (Photos : )