Iran : Les courageux habitants du camp Liberty en Irak

Article publié le 9 septembre 2016
Article publié le 9 septembre 2016

Leurs camarades, évacuées plus tôt, les ont accueillis en Albanie avec la solidarité et l’hospitalité des albanais.  Le mois de septembre 2016 aurait pu être un autre jour sanglant à Camp Liberty, si on n’avait pas débusqué un camion chargé de roquettes, et prêt à faire feu, à proximité du camp de réfugiés.

Le régime des mollahs a subi un coup dure car il avait essayé d’empêcher le départ des résistants iraniens qu’il cherchait à faire plier par l’embargo et les tueries successives.

Si d’autres états Européens ont déjà accueilli des réfugiés de Camp Liberty (Allemagne, Finlande, Norvège, Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas, Danemark, Italie, Espagne), c’est bien l’Albanie qui ouvre le plus grand ses portes.

 Parmi ceux qui ont quitté le camp Liberty, il y a beaucoup d’anciens rescapé du massacre des prisonniers politiques en 1988 en Iran.

Il y a quelques semaines, l’enregistrement de l’ayatollah Montazeri, témoin privilégié des massacres, a fait trembler le pourvoir. Et surtout, a redonné de l’espoir au peuple. L’espoir qu’un jour enfin ce massacre soit reconnu comme ce qu’il est par la communauté internationale : un crime contre l’humanité. Une véritable épuration.

Cet élément supplémentaire doit conduire au jugement des responsables par une cour pénal internationale.

Il est impensable que de telles pratiques restent impunies.

Sur le transfèrement des résistants iraniens du Camp Liberty en Albanie 

• Le 9 septembre, 2016, les membres restants des membres de l'Organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI ou MEK), le principal mouvement de résistance iranien, ont été transférés d'Irak vers l'Europe.

• Ces dissidents iraniens étaient autrefois résidents du Camp d'Achraf et du Camp Liberty en Irak. L'OMPI prône une interprétation tolérante et démocratique de l'Islam. Des milliers de membres de l'OMPI ont  construit le Camp d'Achraf de zéro avec leurs propres ressources depuis 1986.

• Suite à la guerre américaine en Irak en 2003, les résidents du Camp d'Achraf se sont volontairement désarmés vis-à-vis des États-Unis. En retour, les USA ont fourni des garanties écrites pour la sécurité de tous les résidents jusqu'à leur relocalisation finale.

• En 2009, les États-Unis ont remis la sécurité du Camp d'Achraf entre les mains du gouvernement Nouri al-Maliki qui était sous le contrôle des mollahs iraniens, et ceci en dépit des avertissements sévères de la part des résidents et des organisations internationales. Le Gouvernement iraquien (GOI) a immédiatement imposé un blocus inhumain sur le Camp d'Achraf, privant les résidents des besoins les plus élémentaires tels que les services médicaux.

• Le Camp d'Achraf a été attaqué à trois reprises par les forces GOI à la demande du régime iranien. Près de 100 résidents, hommes et femmes, ont été tués.

• Grâce aux efforts de la résistance iranienne et à l'aide de ses soutiens internationaux, y compris des milliers de parlementaires en Europe ainsi que de hauts responsables du Congrès américain et le soutien bipartisan de dignitaires américains, les résidents ont été déplacés hors d'Irak, principalement en Europe, et la majorité a été transférée en Albanie.