Introduction à l’émancipation des jeunes

Article publié le 31 mars 2004
Publié par la communauté
Article publié le 31 mars 2004

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Parfois, « les adultes sont des enfants qui ont cessé de l’être ».Ceci est une invitation à continuer à rêver.

Dans son roman intitulé « Amore mio Infinito », Aldo Nove affirme que par moments « les adultes sont des enfants qui ont cessé de l’être ».

A quel moment de notre vie atteint-on cette échéance? Il y a un moment dans le cycle de la vie où les jeunes arrêtent de rêver, de croire en de grands idéaux, ils estiment que les émotions sont floues et qu’on peut comparer un monde meilleur au pays imaginaire de Peter Pan, un royaume de l’imaginaire.

Ceci est donc une invitation à poursuivre le rêve. Edgar Poe écrivait : « Celui qui rêve le jour en sait davantage que celui qui ne rêve que la nuit ».

Nous ne voulons pas que les rêves s’achèvent tous les matins au lever du soleil et souhaitons nouer des synergies et des alliances avec le monde des aînés en leur donnant le courage de construire et de vivre dans un monde meilleur. L’envergure de ce défi repose entre les mains des jeunes et c’est pour cette raison, apparemment simple, que l’émancipation des jeunes est si importante.

Il y a quelques semaines, on m’a demandé comment se déroulait la vie étudiante dans mon pays. Je crois que la réponse à cette question pourrait être : « cela dépend de vous ».

Il y a ceux qui attendent assis devant leur télévision que leur droit de rêver soit supprimé et ceux qui décident d’agir. Cela nous incite à aller de l’avant. Les associations des jeunes expriment leurs idées, donnent libre cours à leur esprit vagabond, mettent en place des alliances et surtout trouvent la façon de dialoguer avec les aînés en les persuadant de se joindre à eux.

Prendre un train vers un monde plus humain

Notre objectif est de convaincre les associations, les institutions et les individus, avec des arguments solides, qu’il est possible de créer un monde meilleur et sans être un hérétique. Il convient de convaincre ces personnes qu’ensemble nous arriverons à changer les choses et que les fantastiques sensations qu’ils ont ressenties, les grands principes et idées auxquels ils ont crus, peuvent se réaliser. Si l’on croit vraiment en une chose ou que l’on la ressent au plus profond de soi alors il faut la concrétiser. Nous devons oser le bonheur. L’émancipation des jeunes peut être atteinte par la création d’un projet sur lequel ils pourront travailler, dialoguer, trouver une synergie et réaliser leurs idéaux dans l’action. Voilà ce que veut démontrer ce dossier. Tout le monde est convié à prendre un train vers un monde plus humain. Le jour où les personnes, à tout âge, se demanderont si c’est cela la vie, ils découvriront que oui.

C’est pourquoi il faut essayer de vivre des émotions fortes, d’emprunter le bon chemin sans avoir peur de créer un monde meilleur au risque de s’opposer au matérialisme, aux valeurs superficielles et aux croyances et échanger le bonheur contre la sécurité de tous les jours.

Convaincre les gens d’essayer, tel est notre but en tant que jeunes leaders. Gabriel Garcia Marquez nous a enseigné que nous n’arrêtons pas d’aimer lorsque nous vieillissons mais que nous devenons vieux quand nous arrêtons d’aimer. Les jeunes ont un défi à relever : inciter les personnes à aimer, à rêver. Leur émancipation s’avère nécessaire pour qu’ils puissent se faire entendre.