Il y a anguille sous roche

Article publié le 9 août 2007
Article publié le 9 août 2007

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Un espagnol ayant des soupçons a l’habitude de dire qu’il a « la mouche derrière l’oreille » ( la mosca detrás de la oreja ). Les Français, eux, ont une puce derrière l’oreille, alors que les Anglais utilisent l’expression to smell a rat, c’est-à-dire que « ça sent le rat ». Toujours dans l’olfactif, un sens très utilisé dans plusieurs pays pour parler de soupçons, en Espagne ça sent la « chamusquina » ou la « mort », presque comme en France où ça sent le roussi, alors qu’en Angleterre, ça sent le « poisson » (There is something fishy going on).

Il est amusant d’observer les expressions faisant référence à des animaux. Après avoir la puce à l’oreille, les Espagnols affirment qu’ « il y a un chat enfermé ». Les Italiens disent également qui gatta si cova, c’est-à-dire que « le chat se cache ». Quant aux Portugais, ils découvrent « un chiot derrière le buisson » (nesse mato tem cachorro), et les Français sortent du règne des mammifères en pensant qu’ « il y a anguille sous roche ».

N’essayons pas de chercher une explication à ces différences idiomatiques sinon nous allons devenir fous « comme des chèvres » ou, comme on dirait en anglais to have bats in the belfry, « avoir des chauves-souris dans le clocher » là où les Français ont « une araignée au plafond ». C’est-à-dire qu’il nous manque une case.