Hillary Clinton en Europe : suivez le direct

Article publié le 5 mars 2009
Article publié le 5 mars 2009

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Quel partenariat avec la nouvelle Amérique de Barack Obama ? Lors d'un débat au Parlement européen de Bruxelles, vendredi 5 mars 2009, la nouvelle secrétaire d’Etat américaine va dialoguer avec 150 jeunes Européens. Suivez le direct de 10 h à 11 h : une exclusivité cafebabel.com.

Rendez-vous vendredi 5 mars 2009, de 10 h à 11 h sur cafebabel.com pour lire en direct le discours d'Hillary Clinton et ses réponses aux jeunes blogueurs européens. Une seule touche sur votre clavier : F5 qui vous permettra de rafraîchir l'écran et de lire ses interventions en temps réel.

9 h 45 - Hans-Gert Pöttering, le président du Parlement européen s'installe. De nombreux jeunes des institutions européennes et de la société civile sont présents, ainsi qu'un large parterre de journalistes.

10 h 03 - Des mots, toujours des mots ? Négociations avec l'Iran, relations entre la Russie et l'Otan... Avec Obama, le discours change, mais verra-t-on des changements concrets dans la politique étrangère de la plus grande puissance du monde ? Comment les relations transatlantiques vont-elles évoluer désormais ? 

10 h 40 - Hillary Clinton est accueillie par Hans-Gert Pöttering. Une secrétaire d'Etat américaine au sein de cette institution : cela n'était pas arrivé depuis la visite du président Reagan en 1985.

10 h 45 - Pöttering est très enthousiaste : « En juin prochain, nous allons organiser des élections transnationales uniques. Nous voulons travailler avec vous, Madame la secrétaire d'Etat, sur un grand programme d'actions. En Europe, il y a un immense enthousiasme pour la nouvelle administration Obama. Je vous donne la parole ! »

10 h 50 - « Je suis optimiste, commence Clinton. Nous sommes nombreux à voir l'Europe comme un miracle. L'Union européenne est un projet international extraordinaire qui vit sa plus grande période de paix depuis l'Empire romain. C'est vous désormais, la nouvelle génération, qui devez prendre la main. Nous sommes réunis ici grâce au travail des générations précédentes. Et notre tâche à tous, ici, est de continuer cette oeuvre. Nous sommes à un moment de l'histoire où nous n'avons pas le choix. Nous devons faire face à ces défis. Je suis optimiste et je crois en notre capacité de faire face ensemble, Union européenne et Etats-Unis. »

10 h 52- Première question adressée par un Ecossais, à propos du Proche-Orient : « Que pouvons-nous faire pour interdire les implantations de populations israéliennes dans les territoires occupées de Cirsjordanie ?»

Hillary Clinton se léve et répond : « L'administration Obama soutient avec force le projet de création de deux Etats. Nous avons pu constater et admirer la contribution humanitaire de l'UE en janvier 2009.» Clinton souhaite inclure l'Europe et ses voisins dans ces négociations et exprime son soutien à une approche multilatérale pour trouver des solutions au conflit. Elle ajoute :« C'est difficile de négocier avec le Hamas car ils ne rejettent pas la violence et d'autres principes fondamentaux comme celui-là. Nous devons protéger Israël et à la fois soutenir les Palestiniens en vue d'un Etat.»

11 h 05 - Deuxième question. Une Espagnole prend la parole à propos du terrorisme. 

Selon Hillary Clinton, nous devons à la fois collaborer à un niveau mondial mais aussi envoyer un message clair pour dire que la violence ne sera pas tolérée. « J'étais sénatrice lors des attaques du 11 septembre. Nous savons désormais que les terroristes, pas tous évidemment, mais la plupart s'entrainent au Pakistan et en Afghanistan. Nous allons travailler avec ces deux pays. Nous savons que les réseaux terroristes recherchent des armes nucléaires, chimiques ou biologiques. » Des armes de déstructions massives par exemple ?

11h 15 - Sur le changement climatique et la crise financière. Une jeune socialiste belge estime que les deux sujets sont liés : « D'une certaine manière, oui, répond Clinton. Nous devons saisir l'opportunité de la crise financière pour impulser dans nos plans de relance, des grands projets environnementaux. Et je suis très enthousiaste à ce propos. Le chef du Cabinet Obama qui est un ami et mon mari ont l'habitude de dire : 'ne jamais gâcher une crise'.»

11 h 18 - Et la Russie... Clinton tente d'être diplomate mais franche :« Sur certains sujets, nous coopérons comme pour le terrorisme, l'Iran, le Proche-Orient puisque la Russie fait partie du Quartet pour le Moyen-Orient. Mais sur d'autres thèmes, nous sommes en désaccord : la guerre en Géorgie et le fait de se servir des ressources énergétiques comme d'une arme d'intimidation. Nous ne sommes pas d'accord également quand la Russie tente de garder dans sa sphère d'influence les pays de l'Otan. Je rencontre ce soir des représentants de la Russie. Et je veux m'assurer que nous ne cesserons jamais de soutenir la Géorgie pas exemple. »

11 h 20 – Soutien pour une Catalogne libre ? Drôle de question… Un assistant parlementaire demande à Clinton si elle soutient l’indépendance des nations comme l’Ecosse ou des régions comme la Catalogne ? Sourires gênés dans la pièce. Un ange passe et Clinton rompt le silence : « Je ne veux pas prendre position sur ces questions… »

11 h 25 – Clinton demande à Pöttering qui préside le débat si elle peut être interrogée par un garçon qui porte un t-shirt « I love Hillary ». Sa question est plutôt intéressante : « L’administration Obama va-t-elle soutenir les droits des minorités gays dans le monde ? » La réponse est convenue et Hillary ne s’engage pas concrètement sur ce point.

11 h 40 – L’UE est-elle trop compliquée ? Voilà une question générale posée par un Irlandais sur la démocratie en général et les prises de décision. « Aux Etats-Unis, nous avons seulement deux partis ! Et je n’ai jamais compris les systèmes multipartites. C’est déjà bien compliqué avec deux partis… (rires). Si la démocratie ne permet pas aux citoyens de voir des résultats concrets, ils risquent d’être frustrés. Nous devons revoir nos processus décisionnaires s’ils sont trop lourds et complexes. Nous essayons depuis… un siècle de créer un vrai service médical dans mon pays ! »

11 h 48 - Hillary aimerait continuer à répondre aux questions des jeunes, mais c’est l’heure de clore cet échange et Pöttering en profite pour passer un message très politique aux Irlandais présents dans la salle : « Voter pour le traité de Lisbonne ! »