Hassan Rohani en 6 dates

Article publié le 14 janvier 2016
Article publié le 14 janvier 2016

Attention cet article n'est paru dans aucun groupe du magazine et n'a donc fait l'objet d'aucune relecture.

Il y a près de trois ans, Hassan Rohani était élu président du régime iranien. Aujourd'hui, l'ancien universitaire est devenu un homme fort du concert des Nations après que son pays a signé l'accord nucléaire avec les grandes puissances. Contraint d'exercer dans un climat hostile, comment a-t-il conduit sa politique régionale ?

13 août 2015 : Selon Associated Press, le chef de la police de Bahreïn a déclaré que cinq suspects liés à l'Iran ont été arrêtés en relation avec un attentat ayant tué deux policiers et en ayant blessé six autres en juillet 2015. Le général Tariq Al Hassan précise que les enquêteurs ont relié les suspects au Corps des Gardes pasdaran iraniens, ainsi qu’au Hezbollah, le groupe armé que l’Iran finance au Liban. Le 28 juillet, un  attentat a visé un bus transportant des policiers dans le sud de la capitale. Un des suspects a dit qu'il avait été enrôlé avec d'autres bahreïnis pour rejoindre l'Iran. Là, il a été accueilli par trois membres des pasdaran et emmené à Qom, au centre de l’Iran, avant d’être transférés vers l'Irak où ils ont atterri dans un camp d'entraînement, à environ deux heures de route de Bagdad. Ils y ont reçu une formation intensive sur l'utilisation des armes pendant plusieurs jours. Le suspect a ensuite expliqué comment, à son retour à Bahreïn, ils ont placé la bombe. D'autres suspects apparus à la télévision de Bahreïn ont donné des détails sur la façon dont ils ont fait exploser la bombe visant le bus qui transportait des policiers. 

14 août 2015 : Selon les médias locaux, les autorités du Koweït ont découvert une énorme cache d'armes de contrebande en provenance d'Irak, sous des maisons frontalières et arrêtés trois membres présumés d'une cellule militante qui complotait pour déstabiliser le pays. Un total de 19 000 kgs de munitions, 144 kgs d'explosifs, 68 armes et 204 grenades ont été saisis dans trois propriétés selon l’agence officielle Kunat. Les trois hommes arrêtés étaient les propriétaires de ces maisons. Le journal koweïtien Al-Anba déclare que les armes avaient été transportées clandestinement depuis l'Irak et stockées par les membres d'une cellule liée au Hezbollah soutenu par l'Iran. Et de préciser que « cette cellule liée au Hezbollah était placé sous surveillance depuis une longue période ».  

28 septembre 2015 : Lors d’un entretien avec CNNHassan Rohani déclare : en Syrie, « nous n’avons pas de solution, mais pour renforcer l'autorité centrale, le gouvernement de ce pays doit être le siège central du pouvoir ».

26 décembre 2015 : Un essai « très provocateur ». Le corps des Pasdaran (les Gardiens de la Révolution islamique, organisation paramilitaire de l'Iran, ndlr) procède au tir d’un missile à proximité du trafic commercial du détroit d'Ormuz et des navires de guerre américains.

30 novembre 2015 : Selon le Conseil national de la Résistance iranienne, Téhéran a envoyé plus de 5000 gardiens de la révolution et certains de ses plus hauts commandants en Syrie pour défendre le dictateur syrien Bachar al-Assad. Téhéran a aussi expédié environ 25 000 de ses mercenaires non-iraniens dans ce pays.

2 janvier 2016 : Les agents du régime iranien saccagent et mettent le feu à l'ambassade d’Arabie saoudite à Téhéran. Ils attaquent également le consulat à Machad, dans le nord-est de l'Iran. Pendant ce temps-là, Bahreïn déclare avoir arrêté un Iranien qui préparait des attaques sur son territoire. « Un complot terroriste secret soutenu par les pasdaran iranien et l'organisation terroriste du Hezbollah a été déjoué ». L’agence de presse BNA rapporte, que cette opération « visait la sécurité du royaume de Bahreïn avec pour objectif toute une série d'attentats » et d’ajouter que le principal suspect, Ali Ahmed Fakhrawi, s’était rendu au Liban pour y rencontrer personnellement le chef du groupe chiite Hezbollah, qui lui a remis 20 000 $ pour l’aider à monter sa cellule.

12 janvier 2016 : Un tribunal koweïtien condamne à mort deux hommes accusés d'espionnage pour le Hezbollah et l'Iran.